Conseil général: la CGT s’invite en séance publique
Le 31 mars 2010, Chantal Brault, secrétaire du syndicat CGT du Conseil général, envoie au président Michel Berson une lettre qui commence par “la colère monte chez le personnel départemental”.
Depuis juin 2009, la DRH a réuni quetre fois les représentants syndicaux CGT, CFDT, CGC, FO et UNSA. Si la CGT observe deux “avancées” (complémentaire santé, chéques emploi-services pour personnels handicapés), elle déplore le manque de places en crèche, la valeur insuffisante des tickets-restaurant et la non-création de deux postes d’AS du personnel.
Autre os dans la gorge, l’attribution de 25 000 euros par an à l’ASCDE (Association Sportive et Culturelle du Département de l’Essonne), organisme privé et non Comité des Oeuvres Sociales (COS) gratuit.
Liés à d’autres revendications, ces points de friction amènent Chantal Brault à dénoncer “le manque de respect dont font preuve administration et élus vis-à -vis du personnel”. Concrétisation du malaise lundi 12 avril, vers 12h30, où une vingtaine de représentants du personnel, dont des militants CGT, ont interrompu la séance publique pour distribuer une lettre ouverte à Michel Berson et à ses collègues. Ils demandent “un changement radical dans la manière de conduire le mode de gouvernance dans notre collectivité pour une vraie concertation animée par un véritable respect du personnel”. Il est aussi question de “gâchis monstrueux”, parmi lesquels une amende de 500 000 euros pour le non-recrutement de travailleurs handicapés.

Les syndiqués CGT en réunion à la Maison des Syndicats, avant d'aller au Conseil général (Photo Lionel Antoni)







