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Union Départementale CGT de l'Essonne

Corbeil: 350 agents des Impôts menacés par l’amiante de la Case

Le SNADGI-CGT vient de relancer une affaire particulièrement sensible, avec la présence d’amiante constatée massivement dans l’ancien immeuble IBM du Coudray-Montceaux où devaient emménager quelque 350 agents de la DGI (Direction Générale des Impôts). Cette histoire montre à la fois la nécessité de la vigilance syndicale, sur la santé au travail comme sur le reste, et la dangereuse incompétence (pour quelles raisons ?) de certains hauts responsables d’administrations publiques.

Éric Nayac, secrétaire de la section de Corbeil du SNADGI-CGT, raconte l’histoire: “En décembre 2008, la DGI se porte acquéreur de l’ancien siège social d’IBM, au Coudray-Montceaux, pour y relocaliser l’ensemble des services de Corbeil: Hôtel des Impôts, Hôtel des Impôts Fonciers, trois Trésoreries. Près de 350 agents vont ainsi quitter le centre ville de Corbeil pour l’immeuble du Coudray-Montceaux, dit aussi immeuble “La Case”, car il appartenait à la Communauté d’Agglo Seine-Essonne.

En juillet 2009, nous intervenons pour interpeller la directrice par le biais d’une lettre ouverte, compte tenu de pollutions constatées sur des sols et la nappe phréatique aux alentours de l’ancien site de production IBM, nous demandons des garanties quant au bâtiment acquis.

Réponse de la Directrice: nous avons tous les certificats avec l’acte d’achat, nous ne pouvons pas vous les communiquer, mais il n’y a pas de soucis à avoir.
En 2009, aucuns travaux de lancés sur le site. En 2010, avant de lancer les travaux, la Direction depêche le cabinet Véritas pour des analyses d’amiante. Et là, grosse surprise. Alors que le certificat joint à l’acte d’achat ne mentionnait que très peu d’amiante sur le site (dans un local technique, Véritas trouve de l’amiante dans les nez-de-marches, les dalles, les faux-plafonds et le calorifugeage du chauffage. Surcoût des travaux: 2 millions d’euros.

Nous demandons par conséquent qu’aucun agent n’entre dans ces locaux tant que nous n’aurons pas l’absolue certitude que le désamiantage complet aura été fait (garanti par des analyses suffisantes d’air par un cabinet indépendant), et donc que le bâtiment ne présentera aucun risque sur ce plan. Nous demandons que des analyses de sols et d’eau soient faites (on ne sait jamais, compte tenu de ce qui s’est passé sur l’amiante”.

Le SNADGI-CGT vient de sortir un tract pour alerter tous les agents mis en danger par cette situation. L’installation dans les nouveaux locaux devait avoir lieu en juillet 2011.