Draveil: l’hôpital Joffre-Dupuytren en danger

Les salariés de Joffre-Dupuytren ont l'habitude de la mobilisation pour défendre leur hôpital.
Le 1er février 2010, le directeur de l’hôpital Joffre-Dupuytren, à Draveil, annonçait la fermeture de 68 lits pour financer la réouverture de la première tranche de lits à l’hôpital privé Rothschild, à Paris, à l’automne 2010. Celui-ci devrait aussi “bénéficier” de la fermeture de 37 lits à Clémenceau et de 85 lits à Charles-Foix.
Décision paradoxale car Dupuytren a rempli son “objectif d’activités ” en 2009 et dégagé un excédent de 1,5 million d’euros avec un taux d’occupation de ses lits de 96 %. Démenti cinglant des promesses du Directeur général Benoît Leclercq qui assurait, le 7 décembre 2009 et devant 300 témoins, dont le député-maire Georges Tron, que la fermeture de Joffre permettrait de maintenir l’activité sur un seul site unique à Dupuytren.
Résultat: décision à l’échelon supérieurde fermer deux étages de Dupuytren à l’automne 2010. Conséquence directe: 68 emplois de soignants
sur le carreau. Avec les restructurations de services, de 100 à 110 emplois risquent de disparaître de l’hôpital cette année.
Les syndicats CGT et FO ont appelé à la grève à partir du 6 février à minuit pour s’opposer aux mensonges de la direction et aux suppressions de lits et d’emplois. Ils appellent aussi les personnels “à se préparer à un conflit de grande ampleur”. Une assemblée générale s’est tenue dans le hall du bâtiment A de l’hôpital mardi 9 février à 13 heures 45.







