Essonne: 350 entreprises en “situation financière catastrophique”
Hormis les entreprises en crise ouverte comme Altis, Helio Corbeil, Isochem, Magna Steyr, environ 350 autres sont en “situation financière catastrophique”. Pour poser ce diagnostic, la CGT a analysé la disparition des CDD et des emplois seniors, qui sont les signes annonciateurs de gros problèmes généraux d’emploi, donc de plans de licenciement, voire de menaces sur l’existence même de l’entreprise.
Les raisons de cette situation sont plurielles: la plupart de ces entreprises sont des sous-traitants de grands groupes, automobiles ou autres. La crise économique amène ces donneurs d’ordres à deux mesures pour garder leurs bénéfices: les délocalisations et l’étranglement des sous-traitants français en les contraignant à travailler à prix coûtant ou à perte pour garder leur carnet de commandes. Dès lors, la seule variable d’ajustement pour le sous-traitant est la masse salariale, ce qui conduit au gel des salaires ou au “dégraissage” des effectifs. Dans le même temps, la trésorerie de ces entreprises s’étiole ou passe dans le rouge, ce qui les fragilise encore. Les réticences des banques sur le crédit aux entreprises n’arrangent évidemment rien.
Pour pallier ces difficultés, l’Union départementale CGT 91 souhaite la mise en place d’un “pôle financier public” pour “éviter que les salariés fassent les frais des plans de licenciement causés par la gestion de crise à leur profit par les grands groupes”. D’autre part, les subventions publiques à de grandes entreprises qui licencient tout en confortant leur situation en Bourse doivent être réorientées vers les PME-PMI qui privilégient le maintien et le développement de l’emploi.







