Impôts: le SNADGI contre les suppressions d’emplois
La RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) frappe tout azimut. Impôts et Finances ne sont pas épargnés. Le 19 janvier 2010, la Direction convoquait un CTPD (Comité Technique Paritaire Départemental) pour aborder les suppressions d’emplois dans l’Essonne. La fusion de la DGI (Direction Générale des Impôts) et de la DGCP ( Direction Générale de la Comptabilité Publique), devenues DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques), offrait évidemment un prétexte.
Sur le département , 43 suppressions d’emplois sont programmées au 1er octobre 2010. Elles ont été précédées par la disparition de 150 emplois C depuis 2003 sur l’ex-DGI, et une centaine sur l’ex-DGCP.
À l’occasion du CTPD, le SNADGI-CGT appelait les collègues de la DGFIP à la grève et à un rassemblement pour envahir le Comité. Ils furent environ 50 à se présenter pour interpeller la directrice. Un gros travail préalable avait été entrepris: heures mensuelles d’information, tournées dans les services, tournées sur les postes comptables.
Malgré cet effort important, les résultats de la grève n’ont pas été à la hauteur des espérances: 18,67 % pour la filière fiscale (ex-DGI) et environ 5 % pour l’ex-DGCP.
Éric Nayac, du SNADGI-CGT, fait cependant observer qu’il s’agissait d’une grève locale, que dans la filière gestion publique, l’appel était relayé par deux organisations (SNADGI-CGT et SNUI) sur les trois, qui n’y sont pas implantées (avec le SNT CGT). Enfin, ce mouvement intervenait deux jours avant la journée d’action dans la fonction publique du 21 janvier.
Pour autant, l’activité syndicale porte des fruits puisque le SNADGI-CGT recueille ces temps-ci plus d’adhésions que d’ordinaire. La plupart des nouveaux syndiqués viennent d’autres organisations,en particulier le SNUI.






