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Union Départementale CGT de l'Essonne

Isochem: la valse des Conseils d’administration

Un nouveau Conseil d’administration a été convoqué le 2 mars 2010 pour décider d’une augmentation de capital d’Isochem, déjà vendue au fonds allemand Aurelius, et donc  pour recapitaliser l’entreprise avant la clôture de l’exercice 2010. Le but de la manoeuvre est évidemment de faire payer le déficit actuel par le contribuable et non par l’acquéreur.

La CGT s’est déclarée opposée à cette manipulation et a publié le communiqué suivant.

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COMMUNIQUE de PRESSE

Le Conseil d’Administration d’ISOCHEM (société du Groupe SNPE détenue à 100 % par l’Etat) s’est réuni le 2 mars 2010 avec pour ordre du jour : Une proposition d’augmentation du capital et la convocation d’une Assemblée Générale Extraordinaire des Actionnaires afin d’avaliser celle-ci. Aucune confidentialité n’a été exigée.

En fait, il s’agissait d’entériner la cession pour 8 M€ de notre société au fond d’investissement allemand AURELIUS en lui faisant au passage le cadeau de 55 300 005 euros représentant le montant estimé de la dette vis-à-vis de SNPE au 31 mars.

Malgré la période de congés, la Direction a réussi à obtenir la présence physique du nombre strictement suffisant de ses Administrateurs pour que le quorum soit atteint.

L’Administrateur CGT a précisé qu’il était nécessaire de recapitaliser ISOCHEM, décision qui avait déjà été confirmée par l’Assemblée Générale Extraordinaire du 17 septembre 2009 mais que cela devait intervenir avant la clôture de l’exercice 2010. Il n’y a donc pas urgence en dehors de la volonté de nos dirigeants que la vente soit effective le 1er avril 2010. En conséquence, l’Administrateur CGT a annoncé qu’il voterait contre toutes résolutions qui entérineraient de fait la cession.

Contrairement au vote négatif unanime des 6 Administrateurs Salariés lors du CA SNPE du 19 février 2010, l’Administrateur CFDT s’est abstenu.

L’Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée le 17 mars 2010 juste avant la réunion du CA de clôtures de l’exercice 2009.

Le sort définitif d’ISOCHEM sera, dès lors, du seul ressort de Bercy. Pour information, les Administrateurs CGT d’ISOCHEM et de SNPE ont interpelé une nouvelle fois Mme Christine LAGARDE et ont demandé à être reçus par courrier en date du 22 février 2010.A ce jour, ils n’ont pas eu de nouvelles.

Le manque de réaction des services ministériels démontre que dans ce dossier tout le monde ferme les yeux sur les pratiques sujettes à de grandes interrogations pour l’honnêteté de cette transaction. La CGT étudie tous les moyens possibles pour obtenir des éclaircissements.

En effet dans ce dossier les intérêts de la Nation et des salariés ne sont pas défendus par des dirigeants pourtant nommés par le pouvoir.