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Union Départementale CGT de l'Essonne

SDEN 91: succès de l’AG départementale du 10 février

Suite au CTPD et à l’annonce des dotations horaires, plusieurs établissements de l’Essonne se sont mis en grève. La CGT a appelé à une assemblée générale qui s’est tenue mercredi 10 février à la Maison des Syndicats d’Évry, avec la participation de FO, SNUEP et SNES et de plus de 50 personnes.

L’AG s’est prononcée pour:

- la restitution des heures et des postes

- la transformation des heures supplémentaires en heures/postes

- le refus de la mise en place des Conseils pédagogiques

- le retrait de la réforme des lycées

- le retrait des décrets sur la réforme des Bac Pro 3 ans

- le refus de l’affectation de stagiaires non formés sur les postes à 18 h l’année

L’AG a appelé à une journée de grève et manifestation mardi 16 février avec l’Académie de Créteil et à une nouvelle AG à la Maison des Syndicats d’Évry. Elle a aussi appelé tous les collègues à se réunir en assemblée générale dans les établissements de premier et second degré pour établir les revendications.

À droite sur l'image, Véronique Josien, secrétaire générale du SDEN 91 (Photos Laurent Tangre)

À droite sur l'image, Véronique Josien, secrétaire générale du SDEN 91 (Photos Laurent Tangre)

Ikea: les syndicats marquent un point

L’intransigeance de la direction, qui refuse de négocier depuis le début du conflit historique chez Ikea, vient de subir un premier échec. Le directeur de la DDTE des Yvelines, M. Le Poupon, a convoqué l’ensemble des parties jeudi 18 février pour une action de médiation. On verra dans les prochains jours l’effet de cette mesure.

L’intersyndicale CGT, FO, CFDT rappelle ses propositions pour la négociation:

- augmentation collective de 4 %

- paiement de la journée de solidarité

- renforcement des effectifs dans tous les services

- prime d’intempérie pour les ramasseurs de chariots

Évry fait partie des seize magasins touchés par le mouvement.

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ED-Évry: rassemblement de soutien samedi 20 février

Depuis le 22 janvier 2010, la majorité des employés du supermarché ED d’Évry, cours Blaise-Pascal (RER D Évry-Courcouronnes), est en grève. ils protestent contre le passage imminent de leur magasin en location-gérance. Cette sortie du Groupe Carrefour, auquel appartient l’enseigne ED, pourrait réduire encore les maigres acquis sociaux.

Les syndicats SUD, CGT et CFDT soutiennent les grévistes. Le syndicat CGT de ED Centre-Ouest, du Plessis-Pâté, a déjà manifesté sa solidarité à leurs collègues évryens. De son côté, la direction s’est mise dans l’illégalité en ayant recours à des salariés d’autres magasins ED pour faire le travail des grévistes et en remplaçant les “jaunes” par des intérimaires.

Les syndicats appellent à un nouveau rassemblement de soutien, avec la participation d’organisations de gauche (ATTAC, Front de Gauche, NPA et Verts) samedi 20 février à partir de 14 heures devant le magasin.

Champcueil: 41 emplois menacés à l’hôpital Georges-Clémenceau

La direction générale de l’AP-HP a décidé la fermeture de 37 lits et la suppression de 41 emplois pour octobre 2010. Une deuxième tranche est prévue pour 2011. “Où irez-vous vous faire soigner ? À quel prix ? Dans quelles conditions ?”, interroge l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CFTC, qui a lancé une pétition pour refuser la fermeture.

Le transfert devrait avoir lieu vers l’hôpital Rothschild de Paris. Or, les 185 lits de SSR accueillent en grande majorité des patients essonniens, les 3 % de patients parisiens étant atteints de pathologies très lourdes et très coûteuses et ne correspondent pas à la logique budgétaire de la T2A. Le taux d’occupation est de 95 % avec un délai d’attente de 12 jours et une moyenne de séjour de 55 jours. La diminution de la capacité d’accueil de Georges-Clémenceau pénaliserait gravement les traitements gériatriques dans le Sud-Essonne.

AP-HP: la biologie gériâtrique restructurée

La biologie médicale des hôpitaux de gériâtrie de l’AP-HP Émile-Roux (Limeil-Brévannes,94), Joffre-Dupuytren (Draveil) et Georges-Clémenceau (Champcueil) est en danger. Ses activités doivent être transférées vers l’hôpital Henri-Mondor de Créteil pour le deuxième semestre 2010. Elles prennent en compte les prélèvements et les examens biologiques des patients de plus de 85 ans. Les trois sites représentent près de 10 % des lits de l’AP-HP.

Le personnel de biologie gériâtrique refuse ce “champ de ruines du laboratoire de biologie de ces trois hôpitaux gériatriques”. Si vous le souhaitez, vous pouvez le contacter à l’adresse: info@sauvonslabiologiegeriatrique.com

Helio Corbeil: les salariés CGT “retiennent” le représentant des patrons hollandais

“Garde à vue républicaine…”. C’est l’expression des élus Filpac-CGT de l’imprimerie Helio-Corbeil pour définir le “kidnapping” pacifique d’Yvan Lesniak, représentant pruncipal des actionnaires hollandais, le groupe Circle Printers. Cette action fait suite au Comité d’Entreprise Extraordinaire (CEE) tenu dans l’usine mercredi 17 février convoqué par la direction pour annoncer la mise en place d’un plan de licenciement de 55 salariés.

À droite sur l'image, Marc Roumejon, secrétaire général de l'UD CGT 91 (Photo Laurent Tangre)

À droite sur l'image, pendant l'action, Marc Roumejon, secrétaire général de l'UD CGT 91 (Photo Laurent Tangre)

À l’initiative de la CGT, les salariés présents dans l’entreprise ont envahi à 9h30 la réunion du CE pour exiger l’arrêt de la procédure de licenciements collectifs. Ils ont décidé de retenir Yvan Lesniak, représentant de Circle Printers, pour demander aux dirigeants de la Socpresse (Groupe Dassault), MM. Morel (patron du Figaro) et Bechter (maire de Corbeil) une réunion rapide afin de revoir le plan de charge d’impression du TV Magazine du groupe Figaro à Helio Corbeil. Depuis plusieurs semaines, ce TV Magazine est imprimé à Charleroi, en Belgique, et met en danger la pérennité du site corbeillois.

Cette décision vient de la décision de la Socpresse de réduire drastiquement la fabrication à Helio Corbeil, en prenant prétexte d’une réduction des coûts. Cette décision est en contradiction avec la reconnaissance du savoir-faire professionnel d’Helio, reconnu par les dirigeants du groupe Figaro, et l’accord signé en 2006 entre la Socpresse et la CGT.

Si elle était appliquée, les effectifs, d’aujourd’hui 137 personnes, seraient amputés de 55 salariés, après une longue série de plans de licenciement dans les dernières années.

Dans l’après-midi, le principe d’une réunion était acquis. Elle aura lieu lundi 22 février à Paris, à 10h30, entre Socpresse (Bechter), Figaro (Morel), Circle Printers (Lesniak) et IEN (Hallais), avec naturellement la CGT. Le “kidnapping” d’Yvan Lesniak a donc été levé sur-le-champ.

On pourra lire ci-dessous la déclaration des élus Filpar-Cgt au CE, où l’historique de la situation et les moyens d’en sortir sont détaillés.

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Altis-Corbeil: plan industriel et buzz médiatique

Le tract de la CGT a commencé d’être diffusé samedi 6 février dans l’usine de semi-conducteurs Altis-Corbeil, mais il faisait  chauffer les téléphones quelques heures après seulement. Affolement de la direction qui découvre une possibilité de reprise et un plan industriel sérieux (ce qui change des dernières années), gros souci chez les dirigeants de la ville de Corbeil, dont le maire Jean-Pierre Bechter, féal de Serge Dassault,  avait annoncé un investisseur franco-russo-algérien, depuis disparu en plein vol, tout cela, ajouté à une forte activité des medias locaux, comme la Parisien ou Boocan.com, dénotait un regain d’intérêt pour le sort des 1400 salariés d’Altis.

Voici donc le texte du tract CGT diffusé par les syndiqués qu’anime leur secrétaire, Édouard Rodriguez.

Un plan industriel pour Altis,
c’est possible !

Les fossoyeurs d’Altis risquent d’en être pour leurs frais. La fermeture du site et le licenciement des 1400 salariés est une perspective qui s’éloigne. La CGT ne s’est pas contentée de dénoncer la casse industrielle. Elle a agi, rencontré préfecture et gouvernement, engagé des discussions. Et le dialogue fonctionne…
Pour sauver la boîte, il faut un plan industriel. Il existe, avec des repreneurs potentiels sérieux. Un plan qui permettrait, dans les prochains mois, de promouvoir la Recherche et Développement (R&D) indispensable et aujourd’hui quasi-absente, ainsi que le démarchage de nouveaux clients pour de nouveaux produits hi-tech dans la gamme des semi-conducteurs.
Le syndicat CGT d’Altis, qu’anime Édouard Rodriguez, et l’Union Départementale CGT, avec Marc Roumejon et Hervé Leblanc, rencontrent régulièrement le Préfet de l’Essonne, les pouvoirs publics, le gouvernement. Les contacts ont permis de fixer le cadre d’un plan industriel qui réunirait plusieurs investisseurs dans les prochains mois. Le montant des investissements dépendra de la définition des futurs produits et de l’organisation de l’entreprise.
Pour autant, la CGT maintient ses propositions : aucune suppression d’emplois, refus des cadences inhumaines (postes de 12 heures), dialogue social crédible avec la direction. Ces revendications ne sont pas contradictoires avec un plan industriel de qualité, au contraire. Des salariés en bonne santé morale et physique sont une garantie de bon fonctionnement.
Rien n’est encore acquis, mais l’horizon se dégage. Pour progresser encore, le rôle des salariés d’Altis est décisif. La CGT les tiendra régulièrement informés du développement des pourparlers avec les repreneurs et les pouvoirs publics. L’issue du projet industriel vous concerne tous. C’est aussi à vous d’agir !”

Le prochain numéro de la “Voix Syndicale de l’Essonne”, le magazine de l’Union départementale CGT 91, fera le point sur les possibilités d’un plan industriel viable et les propositions du syndicat pour y parvenir.

Brétigny-sur-Orge: qui dirige la mairie ?

Les élus majoritaires de Brétigny-sur-Orge, au premier rang desquels le maire, Bernard Decaux (PS), ont une vision spéciale de la démocratie locale. C’est le DGS (Directeur Général des Services), un nommé Daniel Szostak, qui semble avoir été chargé de gérer politiquement la ville.

À preuve une “Note à l’ensemble du personnel” signée dudit DGS. Objet: lutte contre la crise (rien que ça!). M. Szostak y explique tout et son contraire. La mairie a augmenté les impôts locaux de 8,8 % mais se trouve en piteuse situation budgétaire. Il invite donc tous les services municipaux à examiner leur fonctionnement pour “rationaliser les coûts” (sic), ce qui veur dire supprimer des prestations. Les auteurs de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui se trouvent à l’Élysée, Matignon et Bercy, doivent être ravis.

Puisque le DGS demande aux agents territoriaux d’examiner le fonctionnement de la mairie, cela veut dire qu’il l’ignore, ce qui n’est pas un signe de compétence pour un cadre supérieur. C’est tellement vrai que M. Szostak s’est déjà adjoint les services d’un “cabinet de consultant”, en franglais un “cost killer” payé pour faire des coupes claires dans les budgets et virer les postes superflus. Il invite tous ses collègues à une assemblée générale du personnel le 16 février 2009 pour faire part de toutes ces bonnes nouvelles (rediffusion le 17 février pour ceux qui auraient raté le premier spectacle).

Deuxième question: où sont les élus, M. Decaux en tête ? Ce n’est pas lui qui a fait voter le budget, donc les finances locales ? Qui donne les orientations politiques de la mairie ? Le maire ou le DGS ? L’élu ou l’administratif ?

L’explication est malheureusement simple: aucun élu n’aime annoncer de mauvaises nouvelles, et les agents territoriaux sont aussi des électeurs. Il est donc préférable de se planquer derrière le dévoué Szostak, quitte à le désavouer plus tard si les choses tournent mal. Cela s’appelle de l’extrême prudence, que de méchants esprits appelleraient couardise.

La note où le DGS avoue son incompétence sur le fonctionnement des services a provoqué un gros malaise dans le personnel de la mairie. Que vont faire ses représentants syndicaux ? Réponse dans les prochains jours.

Isochem: rassemblement le 11 février devant le CCE

Jeudi 11 février se tient à Paris un Comité Central d’Entreprise d’Isochem, l’entreprise menacée de reprise par un fonds d’investissement allemand. La CGT, dont Jean-Luc Copier à Vert-le-Petit, est l’un des principaux militants dans l’Essonne, est opposée à cette opération et appelle à un rassemblement devant le siège parisien d’Isochem à partir de 13 h 30 ce 11 février.

On peut lire ci-dessous le dernier tract de la CGT Isochem qui explique avec précision les raisons du refus de la vente au privé Aurelius.

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Isochem: Claire-Lise Campion interpelle Nicolas Sarkozy

Isochem est une filiale de la SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs) et a une unité de chimie fine à Vert-le-Petit, en Essonne. Or, la SNPE veut vendre toutes ses unités, comme le prévoit l’article 11 de la loi de programmation militaire du 29 juillet 2009 qui privatise la SNPE et ses filiales.

La CGT est opposée à cette privatisation et Jean-Luc Copier, militant  et administrateur élu, agit depuis longtemps pour faire échouer ce projet qui jetterait les emplois dans les mains du privé, avec les conséquences prévisibles.

Une parlementaire de l’Essonne, Claire-Lise Campion, sénatrice et vice-présidente du Conseil général de l’Essonne, a également réagi et envoyé le 5 février 2010 un courrier à Nicolas Sarkozy. En voici les principaux extraits.

“Les représentants des syndicats du groupe SNPE, lors de leur audition à l’Assemblée nationale le 14 janvier 2009, ont expliqué la nécessité de demander aux industriels des propositions de création d’un pôle fort et compétitif dans le domaine de la défense, seul projet cohérent permettant à l’État de prendre ses responsabilités.

(…) Les salariés du centre du Bouchet m’ont alerté sur les risques de suppression d’emplois. De renommée internationale pour ses capacités de recherche scientifique, cette implantation bénéficie globalement au secteur français de la défense et il importe de veiller au maintien des compétences.

(…) Les élus des communes de Vert-le-Petit m’ont également interpellé au sujet de la privatisation de la SNPE, qui contribuerait encore à la dégradation de l’emploi, notamment dans le secteur du Sud-Essonne, déjà éprouvé par les suppressions d’emplois à Faurecia.

Pour toutes ces raisons et dans un contexte social et économique difficile, je vous demande de bien vouloir stopper ce processus et reconsidérer la position de l’État”.