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Union Départementale CGT de l'Essonne

Altis-Corbeil: plan industriel et buzz médiatique

Le tract de la CGT a commencé d’être diffusé samedi 6 février dans l’usine de semi-conducteurs Altis-Corbeil, mais il faisait  chauffer les téléphones quelques heures après seulement. Affolement de la direction qui découvre une possibilité de reprise et un plan industriel sérieux (ce qui change des dernières années), gros souci chez les dirigeants de la ville de Corbeil, dont le maire Jean-Pierre Bechter, féal de Serge Dassault,  avait annoncé un investisseur franco-russo-algérien, depuis disparu en plein vol, tout cela, ajouté à une forte activité des medias locaux, comme la Parisien ou Boocan.com, dénotait un regain d’intérêt pour le sort des 1400 salariés d’Altis.

Voici donc le texte du tract CGT diffusé par les syndiqués qu’anime leur secrétaire, Édouard Rodriguez.

Un plan industriel pour Altis,
c’est possible !

Les fossoyeurs d’Altis risquent d’en être pour leurs frais. La fermeture du site et le licenciement des 1400 salariés est une perspective qui s’éloigne. La CGT ne s’est pas contentée de dénoncer la casse industrielle. Elle a agi, rencontré préfecture et gouvernement, engagé des discussions. Et le dialogue fonctionne…
Pour sauver la boîte, il faut un plan industriel. Il existe, avec des repreneurs potentiels sérieux. Un plan qui permettrait, dans les prochains mois, de promouvoir la Recherche et Développement (R&D) indispensable et aujourd’hui quasi-absente, ainsi que le démarchage de nouveaux clients pour de nouveaux produits hi-tech dans la gamme des semi-conducteurs.
Le syndicat CGT d’Altis, qu’anime Édouard Rodriguez, et l’Union Départementale CGT, avec Marc Roumejon et Hervé Leblanc, rencontrent régulièrement le Préfet de l’Essonne, les pouvoirs publics, le gouvernement. Les contacts ont permis de fixer le cadre d’un plan industriel qui réunirait plusieurs investisseurs dans les prochains mois. Le montant des investissements dépendra de la définition des futurs produits et de l’organisation de l’entreprise.
Pour autant, la CGT maintient ses propositions : aucune suppression d’emplois, refus des cadences inhumaines (postes de 12 heures), dialogue social crédible avec la direction. Ces revendications ne sont pas contradictoires avec un plan industriel de qualité, au contraire. Des salariés en bonne santé morale et physique sont une garantie de bon fonctionnement.
Rien n’est encore acquis, mais l’horizon se dégage. Pour progresser encore, le rôle des salariés d’Altis est décisif. La CGT les tiendra régulièrement informés du développement des pourparlers avec les repreneurs et les pouvoirs publics. L’issue du projet industriel vous concerne tous. C’est aussi à vous d’agir !”

Le prochain numéro de la “Voix Syndicale de l’Essonne”, le magazine de l’Union départementale CGT 91, fera le point sur les possibilités d’un plan industriel viable et les propositions du syndicat pour y parvenir.

Brétigny-sur-Orge: qui dirige la mairie ?

Les élus majoritaires de Brétigny-sur-Orge, au premier rang desquels le maire, Bernard Decaux (PS), ont une vision spéciale de la démocratie locale. C’est le DGS (Directeur Général des Services), un nommé Daniel Szostak, qui semble avoir été chargé de gérer politiquement la ville.

À preuve une “Note à l’ensemble du personnel” signée dudit DGS. Objet: lutte contre la crise (rien que ça!). M. Szostak y explique tout et son contraire. La mairie a augmenté les impôts locaux de 8,8 % mais se trouve en piteuse situation budgétaire. Il invite donc tous les services municipaux à examiner leur fonctionnement pour “rationaliser les coûts” (sic), ce qui veur dire supprimer des prestations. Les auteurs de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui se trouvent à l’Élysée, Matignon et Bercy, doivent être ravis.

Puisque le DGS demande aux agents territoriaux d’examiner le fonctionnement de la mairie, cela veut dire qu’il l’ignore, ce qui n’est pas un signe de compétence pour un cadre supérieur. C’est tellement vrai que M. Szostak s’est déjà adjoint les services d’un “cabinet de consultant”, en franglais un “cost killer” payé pour faire des coupes claires dans les budgets et virer les postes superflus. Il invite tous ses collègues à une assemblée générale du personnel le 16 février 2009 pour faire part de toutes ces bonnes nouvelles (rediffusion le 17 février pour ceux qui auraient raté le premier spectacle).

Deuxième question: où sont les élus, M. Decaux en tête ? Ce n’est pas lui qui a fait voter le budget, donc les finances locales ? Qui donne les orientations politiques de la mairie ? Le maire ou le DGS ? L’élu ou l’administratif ?

L’explication est malheureusement simple: aucun élu n’aime annoncer de mauvaises nouvelles, et les agents territoriaux sont aussi des électeurs. Il est donc préférable de se planquer derrière le dévoué Szostak, quitte à le désavouer plus tard si les choses tournent mal. Cela s’appelle de l’extrême prudence, que de méchants esprits appelleraient couardise.

La note où le DGS avoue son incompétence sur le fonctionnement des services a provoqué un gros malaise dans le personnel de la mairie. Que vont faire ses représentants syndicaux ? Réponse dans les prochains jours.

Isochem: rassemblement le 11 février devant le CCE

Jeudi 11 février se tient à Paris un Comité Central d’Entreprise d’Isochem, l’entreprise menacée de reprise par un fonds d’investissement allemand. La CGT, dont Jean-Luc Copier à Vert-le-Petit, est l’un des principaux militants dans l’Essonne, est opposée à cette opération et appelle à un rassemblement devant le siège parisien d’Isochem à partir de 13 h 30 ce 11 février.

On peut lire ci-dessous le dernier tract de la CGT Isochem qui explique avec précision les raisons du refus de la vente au privé Aurelius.

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Isochem: Claire-Lise Campion interpelle Nicolas Sarkozy

Isochem est une filiale de la SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs) et a une unité de chimie fine à Vert-le-Petit, en Essonne. Or, la SNPE veut vendre toutes ses unités, comme le prévoit l’article 11 de la loi de programmation militaire du 29 juillet 2009 qui privatise la SNPE et ses filiales.

La CGT est opposée à cette privatisation et Jean-Luc Copier, militant  et administrateur élu, agit depuis longtemps pour faire échouer ce projet qui jetterait les emplois dans les mains du privé, avec les conséquences prévisibles.

Une parlementaire de l’Essonne, Claire-Lise Campion, sénatrice et vice-présidente du Conseil général de l’Essonne, a également réagi et envoyé le 5 février 2010 un courrier à Nicolas Sarkozy. En voici les principaux extraits.

“Les représentants des syndicats du groupe SNPE, lors de leur audition à l’Assemblée nationale le 14 janvier 2009, ont expliqué la nécessité de demander aux industriels des propositions de création d’un pôle fort et compétitif dans le domaine de la défense, seul projet cohérent permettant à l’État de prendre ses responsabilités.

(…) Les salariés du centre du Bouchet m’ont alerté sur les risques de suppression d’emplois. De renommée internationale pour ses capacités de recherche scientifique, cette implantation bénéficie globalement au secteur français de la défense et il importe de veiller au maintien des compétences.

(…) Les élus des communes de Vert-le-Petit m’ont également interpellé au sujet de la privatisation de la SNPE, qui contribuerait encore à la dégradation de l’emploi, notamment dans le secteur du Sud-Essonne, déjà éprouvé par les suppressions d’emplois à Faurecia.

Pour toutes ces raisons et dans un contexte social et économique difficile, je vous demande de bien vouloir stopper ce processus et reconsidérer la position de l’État”.

Draveil: l’hôpital Joffre-Dupuytren en danger

Les salariés de Joffre-Dupuytren ont l'habitude de la mobilisation pour défendre leur hôpital.

Les salariés de Joffre-Dupuytren ont l'habitude de la mobilisation pour défendre leur hôpital.

Le 1er février 2010, le directeur de l’hôpital Joffre-Dupuytren, à Draveil, annonçait la fermeture de 68 lits pour financer la réouverture de la première tranche de lits à l’hôpital privé Rothschild, à Paris, à l’automne 2010. Celui-ci devrait aussi “bénéficier” de la fermeture de 37 lits à Clémenceau et de 85 lits à Charles-Foix.

Décision paradoxale car Dupuytren a rempli son “objectif d’activités ” en 2009 et dégagé un excédent de 1,5 million d’euros avec un taux d’occupation de ses lits de 96 %. Démenti cinglant des promesses du Directeur général Benoît Leclercq qui assurait, le 7 décembre 2009 et devant 300 témoins, dont le député-maire Georges Tron, que la fermeture de Joffre permettrait de maintenir l’activité sur un seul site unique à Dupuytren.

Résultat: décision à l’échelon supérieurde fermer deux étages de Dupuytren à l’automne 2010. Conséquence directe: 68 emplois de soignantsdraveil-36 sur le carreau. Avec les restructurations de services, de 100 à 110 emplois risquent de disparaître de l’hôpital cette année.

Les syndicats CGT et FO ont appelé à la grève à partir du 6 février à minuit pour s’opposer aux mensonges de la direction et aux suppressions de lits et d’emplois. Ils appellent aussi les personnels “à se préparer à un conflit de grande ampleur”. Une assemblée générale s’est tenue dans le hall du bâtiment A de l’hôpital mardi 9 février à 13 heures 45.

Villebon s/Yvette: 69 licenciements à Christian Bernard Diffusion

Christian Bernard Diffusion est un groupe international spécialisé dans la bijouterie-joaillerie et l’horlogerie. Sa création remonte à 1973 et son chiffre d’affaires était de 195 millions d’euros en 2007. La CGT de l’UL des Ulis vient d’apprendre que les 69 postes de l’unité de Villebon-sur-Yvette étaient menacés de suppression.

Dans le tract diffusé par la CGT et FO, les syndicats notent “un recul du chiffre d’affaires en 2009 suite à de mauvaises spéculations financières. Le groupe qui s’autoproclame “modèle de réussite humaine” fait porter aux salariés le poids de ses choix stratégiques, notamment l’acquisition d’Oro Vivo, chaîne de bijouterie européenne avec 170 points de vente et l’ouverture d’une filiale à Dubaï”.

Pour lutter contre les licenciements et le transfert du siège social, les salariés de Villebon se sont mis en grève le 8 février et ont tenu une assemblée générale. Pour information, le groupe Christian Bernard Diffusion s’est doté d’une “charte éthique” et a ouvert en 1995 un pôle manufacturier en Asie. Le syndicat CGT écrit dans son tract: “Les patrons licencient même quand ils font des bénéfices, quand ils veulent changer de production, de stratégie industrielle, commerciale ou financière. C’est ensemble qu’il faut lutter contre cette logique qui conduit à jeter le personnel, liquider les emplois”.

Essonne: 350 entreprises en “situation financière catastrophique”

Hormis les entreprises en crise ouverte comme Altis, Helio Corbeil, Isochem, Magna Steyr, environ 350 autres sont en “situation financière catastrophique”. Pour poser ce diagnostic, la CGT a analysé la disparition des CDD et des emplois seniors, qui sont les signes annonciateurs de gros problèmes généraux d’emploi, donc de plans de licenciement, voire de menaces sur l’existence même de l’entreprise.

Les raisons de cette situation sont plurielles: la plupart de ces entreprises sont des sous-traitants de grands groupes, automobiles ou autres. La crise économique amène ces donneurs d’ordres à deux mesures pour garder leurs bénéfices: les délocalisations et l’étranglement des sous-traitants français en les contraignant à travailler à prix coûtant ou à perte pour garder leur carnet de commandes. Dès lors, la seule variable d’ajustement pour le sous-traitant est la masse salariale, ce qui conduit au gel des salaires ou au “dégraissage” des effectifs. Dans le même temps, la trésorerie de ces entreprises s’étiole ou passe dans le rouge, ce qui les fragilise encore. Les réticences des banques sur le crédit aux entreprises n’arrangent évidemment rien.

Pour pallier ces difficultés, l’Union départementale CGT 91 souhaite la mise en place d’un “pôle financier public” pour “éviter que les salariés fassent les frais des plans de licenciement causés par la gestion de crise à leur profit par les grands groupes”. D’autre part, les subventions publiques à de grandes entreprises qui licencient tout en confortant leur situation en Bourse doivent être réorientées vers les PME-PMI qui privilégient le maintien et le développement de l’emploi.

Ikea: action pour des salaires décents

Lors des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) sur les salaires, la direction d’Ikea a refusé toute augmentation générale des salaires pour 2010, et proposé des hausses individuelles de 1,2 % “basées sur le mérite”. La CGT refuse ces positions et fait observer que l’entreprise a réalisé un bénéfice net de 52 millions d’euros en 2009.

Les syndicats CGT, CFDT et FO exigent une revalorisation globale de 4 % des salaires. Un mouvement de grève a été déclenché samedi 6 février dans toute la France. En région parisienne, le magasin d’Évry a été fermé. La prochaine réunion dans le cadre des NAO se tiendra mercredi 10 février.

CGG-VERITAS Massy: rejet massif des propositions de la direction

Les actions pour les salaires à CGG Veritas, à Massy, montrent une grande détermination des personnels pour faire progresser leurs salaires. Les propositions de la direction représentent une augmentation de 1,4 % (hors cadres dirigeants), essentiellement distribuée sous forme individuelle.

La CGT estime ces propositions “très insuffisantes” et la CFDT a également refusé de signer un accord. Le personnel est sur la même longueur d’onde. Lors de l’assemblée générale du 4 février, un tract a été distribué et une consultation organisée.

Sur 500 personnes présentes, 290 ont répondu à cette consultation. 93 % jugent “inacceptables” les propositions de la direction, 90 % demandent la poursuite des négociations pour une augmentation générale et un plancher. 60 personnes ont participé à une délégation auprès de la direction pour soutenir ces demandes.

Lire ci-dessous le tract diffusé par la CGT le 4 février. Lire la suite »

Formation syndicale: le plan 2010 de l’UD 91

Voici les dates et les lieux des différentes formations syndicales que propose l’Union Départementale CGT 91 pour l’année 2010.Plan de formation syndicale
UD CGT Essonne
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