Plusieurs entreprises de l’Essonne connaissent une action de travailleurs sans-papiers qui demandent leur régularisation. On peut citer Samsic à Évry, Nicollin à Vigneux, Garnifer-Benne 2000 à Viry-Châtillon, Merkhofer à Morangis, GCC à Massy ou Segex à Wissous.
Dans la plupart des cas, la régularisation, déjà difficile avec les préfectures, se heurte à la mauvaise volonté des employeurs pour fournir un “cerfa”, document administratif certifiant le contrat de travail entre salarié et employeur.

À droite sur l'image, Thomas Chaudron et Michel Antoine, du Medef; à gauche, en troisième position, Hervé Leblanc, secrétaire général adjoint de l'UD CGT 91.
Le collectif de soutien 91, dont fait partie la CGT de l’Essonne, a rencontré vendredi 5 mars à 12 heures les représentants des employeurs au siège du Medef 91, 8 rue Montespan à Évry.
Pendant la réunion se tenait à l’extérieur un rassemblement avec de nombreux sans-papiers en lutte.
La délégation du collectif 91 a demandé aux dirigeants du Medef 91 comment celui-ci compte intervenir auprès de leurs collègues de l’Essonne pour que les documents nécessaires (Cerfa) à l’établissement d’un dossier de régularisation soient rapidement fournis pour sortir de ce conflit interminable.
Après discussion, le Medef 91 s’est engagé à intervenir auprès de ses entreprises adhérentes pour qu’elles fassent savoir si elles emploient des salariés sans-papiers et, dans ce cas, mettre en oeuvre, en lien avec la Préfecture, un processus de régularisation.
Le Medef 91 s’est aussi engagé à intervenir auprès des branches patronales nationales pour que celles-ci entament des discussions avec les employeurs des entreprises en lutte dans l’Essonne. Une autre intervention doit avoir lieu auprès des entreprises du 91 concernées par les négociations nationales.
Pour les entreprises essonniennes dont le siège social est dans un autre département, le Medef 91 a promis d’intervenir auprès de leurs homologues dans les départements concernés.
Hervé Leblanc a également indiqué que les participants sont convenus de se retrouver d’ici 15 jours pour faire le point de la situation.

Le rassemblement devant le siège du Medef.