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Union Départementale CGT de l'Essonne

CPAM Essonne: action contre le déclin

Mobilisation jeudi 28 janvier des personnels de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de l’Essonne à l’appel de l’intersyndicale CGT, UGICT, CFDT,FO. Au programme, assemblée générale, demande d’entrevue avec la direction, point presse. Au chapitre doléances, détérioration des conditions de travail, baisse régulière des effectifs et des centres, précarité de l’emploi grandissante.

En 1982, date de la création de la CPAM, 27 centres et 2250 agents s’occupent de moins d’un million d’habitants. Il reste aujourd’hui 9 centres et 1346 agents pour une population augmentée de 221 512 habitants. La disparition des centres de Ballancourt, Arpajon, Étampes est programmée par la nouvelle ARS (Agence Régionale de Santé). Pour 2015, l’objectif est de trois centres avec 900 agents.

La CPAM fait de plus en plus appel aux emplois précaires, CDD et intérimaires, alors que les départs en retraite sont remplacés dans une proportion de un sur trois. Les points d’accueil disparaissent ou leurs horaires sont de plus en plus restreints. Le service de proximité est donc en régression.

L’ensemble de ces transformations est estimé néfaste par les syndicats. Ils demandent leur abrogation, ainsi qu’une augmentation de la valeur du points indiciaire, autrement dit des traitements, à compter du 1er janvier 2010.

CGG VERITAS Massy: négociations salariales et propositions CGT

À CGG Veritas, à Massy, les négociations salariales ont commencé le 13 janvier. Les propositions CGT sont les suivantes:

- une augmentation de 3 % avec un plancher de 150 euros mensuels

- des rattrapages pour les femmes à hauteur de 0,2 % de la masse salariale

- une revalorisation des salaires minimums garantis de chaque niveau de classification et notamment les salaires minimums d’embauche des cadres CI qui stagnent depuis dix ans

- la remise à niveau des salaires prospecteurs terrestre et marine à qualification équivalente

- une prime d’ancienneté pour les 10, 20 et 30 ans de présence

- la revalorisation des indemnités d’intervention

- 4 jours de ponts en 2010, dont le lundi de Pentecôte

- une enveloppe de 2 % pour les augmentations individuelles

- 1,2 % pour les promotions permettant de promouvoir 20 % de l’effectif

Au total, ces mesures représentent un coût estimé à 7,5 millions d’euros pour l’année 2010, cotisations sociales incluses.

Les propositions de la direction sont beaucoup plus sommaires:

- une enveloppe de 0,8 % de la masse salariale, à répartir entre général et individuel

- d’éventuels rattrapages d’anomalies salariales pour 34 personnes

- pas d’engagement sur des promotions, qui seront faites au fil de l’eau

Le syndicat CGT estime les propositions directoriales “totalement indécentes” et explique pourquoi:

- les cadres dirigeants touchent des sommes considérables. Pour 29 d’entre eux, le salaire moyen a augmenté de 1076 euros mensuels en 2009, soit + 9 %. Le PDG touchait en 2008 520 000 euros de salaire fixe par an, plus 930 000 de bonus, plus 27 500 actions gratuites et 200 000 stock options. 7,8 millions d’euros sont provisionnés pour sa retraite “chapeau”.

- l’entreprise est en bonne santé économique et financière. Fin septembre 2009, 50 millions de $ avec un taux de marge de 9 % et fin 2010, plus de 100 M $ de trésorerie excédentaire. Disponibilités financières: environ 800 M $.

- les salariés ont supporté un accroissement de la productivité, de la charge et du temps de travail. 17 000 jours de congés, soit 90 années-homme de travail, sont stockés sur le CET, dont 5000 de plus en 2009. Ce sont des jours supplémentaires travaillés, mais non payés comme heures supplémentaires.

- les bonus et l’intéressement seront en forte diminution. Les bonus seront limités à la partie individuelle, soit au mieux 50 % du montant de 2009 (4,5 millions d’euros). L’intéressement (6,5 M E en 2008) pourrait être réduit à zéro.

- les qualifications sont insuffisamment reconnues. Le salaire d’embauche C1 stagne depuis dix ans, de même pour les techniciens prospecteurs. La CGT demande la revalorisation des carrières techniques.

“Pour sortir de la crise, il faut une autre répartition des richesses au profit des salariés”. La CGT ajoute que “CGG Veritas a bénéficié de 50 millions d’euros de remboursement d’impôts, au titre notamment du plan de relance, et de crédit d’impôt recherche, aux frais du contribuable. Elle bénéficiera également de la suppression de la taxe professionnelle. Aujourd’hui, on nous demande de nous serrer la ceinture au nom de la conjoncture défavorable et de préserver l’emploi. Au contraire, augmenter les salaires, c’est bon pour l’emploi au plan national, européen, mondial. Il n’y a pas de fatalité, mais besoin de se mobiliser pour revendiquer notre part”.

Collectif Palestine: rassemblement le 30 janvier à Évry

“Palestine: non à l’enfermement, Israël: non à l’impunité” sont les mots d’ordre qui président au rassemblement du samedi 30 janvier 2010 de 15 à 17 heures, aux Terrasses de l’Agora à Évry, à l’appel du collectif Palestine Essonne 91, dont fait partie l’UD CGT 91.

Les revendications du collectif sont de plusieurs ordres:

- la levée du blocus de Gaza, le démantèlement du mur et des colonies, la fin de l’annexion de Jérusalem Est et la reconnaissance des droits fondamentaux du peuple palestinien

- le jugement des crimes de guerre commis par Israël et reconnus par l’ONU

- l’alerte des élus pour qu’ils prennent leurs responsabilités en faisant pression sur Israël

D’autre part le Collectif Palestine Essonne 91 (contact@evrypalestine.org-www.evrypalestine.org ) appelle à une campagne nommée Boycott Désinvestissement Sanctions et visant les fruits et légumes commercialisés par Israël.palestine2032

Impôts: le SNADGI contre les suppressions d’emplois

La RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) frappe tout azimut. Impôts et Finances ne sont pas épargnés. Le 19 janvier 2010, la Direction convoquait un CTPD (Comité Technique Paritaire Départemental) pour aborder les suppressions d’emplois dans l’Essonne. La fusion de la DGI (Direction Générale des Impôts) et de la DGCP ( Direction Générale de la Comptabilité Publique), devenues DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques), offrait évidemment un prétexte.

Sur le département , 43 suppressions d’emplois sont programmées au 1er octobre 2010. Elles ont été précédées par la disparition de 150 emplois C depuis 2003 sur l’ex-DGI, et une centaine sur l’ex-DGCP.

À l’occasion du CTPD, le SNADGI-CGT appelait les collègues de la DGFIP à la grève et à un rassemblement pour envahir le Comité. Ils furent environ 50 à se présenter pour interpeller la directrice. Un gros travail préalable avait été entrepris: heures mensuelles d’information, tournées dans les services, tournées sur les postes comptables.

Malgré cet effort important, les résultats de la grève n’ont pas été à la hauteur des espérances: 18,67 % pour la filière fiscale (ex-DGI) et environ 5 % pour l’ex-DGCP.

Éric Nayac, du SNADGI-CGT, fait cependant observer qu’il s’agissait d’une grève locale, que dans la filière gestion publique, l’appel était relayé par deux organisations (SNADGI-CGT et SNUI) sur les trois, qui n’y sont pas implantées (avec le SNT CGT). Enfin, ce mouvement intervenait deux jours avant la journée d’action dans la fonction publique du 21 janvier.

Pour autant, l’activité syndicale porte des fruits puisque le SNADGI-CGT recueille ces temps-ci plus d’adhésions que d’ordinaire. La plupart des nouveaux syndiqués viennent d’autres organisations,en particulier le SNUI.

Syndicalisation: 52 adhésions en Essonne depuis le 1er janvier

Au 21 janvier 2010, le résultat des adhésions à la CGT 91 en trois semaines s’élève à 52 et une base nouvelle a été créée. 29 adhésions, soit plus de la moitié, concernent les services publics. La mobilisation qui a mené à la journée d’action du 21 janvier n’y est sans doute pas étrangère.

Sofinco: grève générale le 4 février

Clash dans les négociations salariales avec la direction de Sofinco, ce qui a amené l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SNB) à quitter la séance devant ce qu’elle appelle une “provocation”.

La direction générale maintient le principe des bonus, qui permet à 227 cadres de toucher 2 300 000 euros. Une prime de 400 euros  annuels est attribuée aux salariés au revenu annuel égal ou inférieur à 28 000 euros (30 % des effectifs). Pour les autres, soit 1400 salariés, 0 euro.

La colère devant ces décisions a conduit les syndicats à boycotter le cocktail du 21 janvier 2010 au siège social d’Évry. D’autre part, ils appellent à la grève générale le 4 février 2010 sur les rémunérations et les conditions de travail.

Auchan: première victoire avec les NAO

La persévérance de la CGT Auchan a payé dans les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). En novembre 2009, la direction proposait 0,5% d’augmentation des salaires (6,50 euros par mois). Refus de la CGT, reprise des discussions. Fin décembre, la direction propose 1 %. Nouveau refus et maintien de la pression syndicale. Début janvier, nouvelle rencontre et premiers résultats:

- Intégration d’une partie des primes dans le salaire fixe

- Nouvelle prime de 120 euros mensuels pour les assistants logistiques

- 25 % d’augmentation de la prime pour les chauffeurs après le 15e client

- Évolution favorable de la grille des salaires

Si la CGT se félicite de ces avancées, elle estime que “la direction a les moyens d’aller beaucoup plus loin dans l’évolution des salaires et des conditions de travail”.

Solidarité financière avec Haïti

Les premiers versements de solidarité financière avec les victimes de la catastrophe sismique en Haïti sont:

- UD CGT 91 : 1000 euros

- UL Les Ulis: 200 euros

- Territoriaux Corbeil: 200 euros

Hôpital de Perray-Vaucluse: la parole aux salariés sur les conditions de travail

Le CHSCT et l’intersyndicale (CGT, CFDT, SUD, FO) ont fait appel à un cabinet d’expertise agréé par le Ministère du Travail pour analyser les conditions de travail dans l’établissement.

Les assemblées générales tenues en 2009 ont mis en évidence des situations de stress, de mal-être professionnel et parfois de souffrance au travail. L’objectif est donc de donner la parole aux salariés. Chacun d’entre recevra prochainement un questionnaire adressé par le cabinet mandaté.

Pour répondre aux questions et échanger sur les enjeux de cette expertise, l’intersyndicale convie ses collègues à deux assemblées générales:

- jeudi 28 janvier 2010 à 14 heures, salle polyvalente de l’Hôpital du Perray

- mardi 2 février 2010 à 14 heures, salle de conférence de l’Hôpital Henri Ey, à Paris

Corbeil-Essonnes: les territoriaux ignorés par le maire ?

La journée d’action du 21 janvier a permis l’organisation d’une assemblée générale des territoriaux de Corbeil-Essonnes à la Bourse du Travail. Parmi les points abordés, la remise en place du Comité Technique Paritaire (CTP) négligé depuis longtemps par la municipalité.

Exemple de discussion nécessaire avec le nouveau maire Jean-Pierre Bechter: la création de 60 contrats d’accompagnement à “l’emploi passerelle”. Malgré les répercussions que cette mesure aura sur le fonctionnement des services, le maire a maintenu ce point au Conseil municipal du 20 janvier. Le syndicat CGT avait demandé le report de ce dossier pour permettre aux représentants du personnel de donner leur avis.

Le CTP devrait également être saisi de la titularisation des agents, dont certains attendent depuis des années, ainsi que de l’annualisation du temps de travail aux sports et dans les écoles maternelles. La balle est donc dans le camp de la municipalité.