Isochem est vendue
Après des semaines de bataille, le PCD de la SNPE, Antoine Gendry, vient de vendre sa filiale Isochem au fonds d’investissement allemand Aurelius pour la somme de 8 millions d’euros. Cette vente est une grave menace pour l’emploi sur les quatre sites français d’Isochem et son siège social parisien. Parmi ceux-ci, les quelque 80 emplois de Vert-le-Petit, dans l’Essonne.
La CGT a mené le combat contre cette vente. Voici le texte de son dernier tract, dans lequel les explications sur les raisons du bradage sont éclairantes.
Compte rendu du Conseil d’Administration du vendredi 19 février
Les 6 administrateurs salariés ont voté contre, les 12 pantins du pouvoir ont voté pour.
SNPE efface 50 M€ de dette et le gouvernement avec Gendry vendent près de 520 salariés, 5 usines modernes et performantes, des atouts technologiques et scientifiques uniques pour 8 misérables M€. C’est une escroquerie lamentable. Ah ! Il est fort notre Président SARKOZY pour faire semblant de fustiger les patrons voyous, alors que l’Etat lui-même se comporte comme un escroc. Et que dire de ces Messieurs, Auboin, Auvigne et Moschetti, hauts fonctionnaires nantis des ministères des Finances et de la Défense, qui n’ont même pas la politesse de répondre à la question de nos administrateurs salariés, concernant la réception de leur lettre aux différents ministères, ils ont démontré par leurs regards le mépris affiché par ces apparatchiks pour les travailleurs. Que dire de ces politiques qui se gargarisent de débat sur l’identité nationale, quand en même temps ils sont en train de cautionner la déconfiture de notre industrie française et de laisser vendre notre pays à l’étranger.
Quant à ce pauvre Conseil d’administration, à nos questions sur AURELIUS, Gendry se contente de répondre : « C’est des financiers, ils savent ce qu’ils font. » Bien sûr, quand on sait qu’au bas mot, rien que FRAMOCHEM vaut 10 M€, ils savent effectivement ce qu’ils font. Au moins Gendry a le mérite d’être clair, mais la CGT le savait déjà , en ce qui concerne les garanties sociales, il n’y en a pas, et les restructurations ont commencé, les licenciements aussi.
Les salariés doivent être prêts à se mobiliser contre ce hold-up et pour défendre leur avenir, la CGT va continuer à dénoncer haut et fort ce scandale industriel. Nous nous interrogeons fortement sur les réels intérêts des dirigeants dans cette affaire, y compris que cela semble tellement énorme d’aberration entre le prix et les pertes de SNPE et donc de l’Etat et du contribuable. La presse sera bien sûr largement informée, comptez sur la CGT !
Le Syndicat CGT










