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Union Départementale CGT de l'Essonne

9 et 10 mai: réparations pour l’Outre-Mer

Le 9 mai, à partir de 13 heures, au siège de la CGT à Montreuil, colloque sur le thène “Haïti, miroir de notre histoire” en présence d’historiens et de militants.

Le 10 mai, marche pour la reconnaissance du crime contre l’humanité (l’esclavage et la traite négrière) et pour des réparations (voir tract ci-dessous).outremer1009

outremer2010

Voix Syndicale: supplément Plateau de Saclay à l’UD

Tous les syndiqués recevant la “Voix Syndicale” sont destinataires d’un supplément de 6 pages concernant le Plateau de Saclay. Ce matériel a déjà reçu un bon accueil lors des distributions effectuées par les militants du secteur dans des entreprises du Plateau de Saclay.

Pour les syndicats qui souhaitent le diffuser et ne sont pas situés sur le Plateau, plusieurs milliers d’exemplaires sont disponibles à l’UD (01 60 78 28 41).

Manif du 1er mai: tract disponible

La manif du 15 avril à Évry sur  retraites, emploi et salaires, a rassemblé environ 600 personnes. L’UD CGT prépare maintenant la mobilisation du 1er mai, avec départs collectifs en train et en car vers Paris.

Un tract est disponible ((voir ci-dessous). 1ermai10111ermai2012

Renault-Lardy: forte progression de la CGT aux élections professionnelles

Depuis les dernières élections professionnelles de 2006, celles de 2010 enregistrent un net progrès de la CGT. À Lardy, elle garde sa place de première organisation syndicale avec 42,6 % et gagne 5,7 % depuis 2006.

“Bravo à tous nos électeurs qui donnent un signe fort et que la direction doit prendre en compte”, commente B. Bachetta, de la CGT Renault-Lardy.  “La direction va annoncer rallonges et promo. Les annonces vont-elles répondre à nos attentes et permettre de débloquer les multiples situations problématiques ? C’est ce que nous allons mesurer”.

La CGT travaille à une enquête sur l’évolution de carrière. Elle sera présentée et discutée la semaine prochaine.

Cheminots de Juvisy: l’action continue

À l’appel de la CGT, les cheminots de Juvisy sont en action depuis le 6 avril. Jusqu’au 9 avril, la grève a réuni 76 % sur tous les services. “Depuis, indique Patrick Fertré (Syndicat Maîtrise et Cadres CGT), “la mobilisation n’a pas faibli: rassemblements, motion, déclaration dans toutes les instances (DP,CE) et refus de sièger avec les organisations  qui ont signé tous les projets de la direction (CFDT, UNSA, FO)”.

Vendredi 16 avril, toujours à l’appel de la CGT, plus de 40 cheminots se sont rassemblés devant le siège de la direction et l’ont envahie avec une banderole. La direction a été retenue à l’intérieur des locaux de 10 heures à 20h30 pour obtenir l’ouverture de négociations sur l’emploi, les conditions de travail et le management.

Malgré les menaces d’une évacuation par la police, la mobilisation a duré jusqu’à l’engagement écrit par la direction d’une négociation mardi 20 avril. La CGT a appelé à une grève pour soutenir les discussions.

Manif du 15 avril: retraites, sans-papiers et 1er mai

Jeudi 15 avril, beau temps sur Évry, entre 10 et 13 heures, 600 salariés du privé et du public entre mairie, siège du Medef, préfecture avec délégation, pique-nique convivial.

(Photo Laurent Tangre)

(Photo Laurent Tangre)


Manifestation syndicale, dont l’aspect unitaire (CGT, FSU, UNEF Évry, Collectif 91 de soutien aux sans-papiers, UNSA, Solidaires) montre le prolongement avec la journée réussie du 23 mars.

Unité encore, avec la proposition de l’UD CGT 91 à l’ensemble des syndicats, des orgas politiques, des associations de participer à la mobilisation pour défendre et améliorer la retraite par répartition. L’idée est d’organiser dans chaque commune de l’Essonne un débat contradictoire sur les approches différentes entre Medef, gouvernement, et forces syndicales, associatives et politiques sur l’avenir des régimes de retraite.

Autre idée-force, l’organisation de départs collectifs dans les villes dirigées par la gauche pour la manifestation parisienne du 1er mai.

Les 6 organisations présentes à la manif ont été reçues par le Préfet. L’entretien a porté sur plusieurs sujets qui fâchent le monde du travail dans le département. D’abord le refus de nombreux patrons de jouer honnêtement le jeu des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires). Parmi les exemples flagrants, les  provocations dans le secteur des transports, avec des augmentations de salaires inférieures à l’inflation (de 0,5 à 1,5 %); il a fallu 22 jours de grève aux transports STA, à Ormoy, pour arriver à un maigre 3 %. Aux Cars d’Orsay, la grève continue pour des raisons voisines. L’exemple vient de haut, avec l’attitude méprisante du gouvernement envers la fonction publique.

Discussion en Préfecture (Photo Laurent Tangre)

Discussion en Préfecture (Photo Laurent Tangre)

Chaque jour en Essonne, près de 30 salariés se retrouvent menacés de licenciement ou de départ forcé par le stress, les objectifs impossibles et le harcèlement moral.

Le cas des sans-papiers est intéressant, puisqu’il montre la prise de conscience d’une partie du patronat sur cette situation intenable. Les entreprises sont coincées entre la prétendue illégalité de ces salariés sans droits et le besoin qu’ont les entreprises de cette main-d’oeuvre. Tout aussi coincées, les préfectures, dont celle de l’Essonne, entre les délires du trio Sarkozy-Besson-Hortefeux sur l’immigration clandestine et la réalité du terrain, le besoin patronal de salariés corvéables à merci pour un petit salaire.

Le gros dossier du moment est évidemment la retraite, ses régimes, son système par répartition, ses pensions en diminution, etc. Le gouvernement vient d’envoyer un missile avec un rapport du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) qui prédit l’apocalypse financière pour 2030 ou 2040 si les pauvres ne se mettent pas une ceinture à taille squelettique. La CGT fait des propositions argumentées sur le maintien à 60 ans et des pensions décentes, grâce à une modification de l’assiette (domaines d’application des cotisations) en l’élargissant aux revenus financiers et en supprimant les avantages indus pour les rois de la fiscalité made by Sarkozy.

Aspect plus rassurant du 15 avril, le pique-nique géant devant la Préfecture, où merguez et chipolatas ont largement payé de leur personne. On a même vu des CRS dépêchés en grand nombre, et probablement mal nourris par leur hiérarchie, venir goûter les sandwiches et discuter (le bout de gras) avec des militants CGT. Sans en faire une théorie sur le climat social, c’est instructif.

Jeudi 15 avril: mobilisation à Évry pour les retraites, l’emploi, les salaires

Après le succès de la manifestation du 23 mars à Paris, quatre syndicats de l’Essonne (CGT, FSU 91, UNSA, Solidaires) et le collectif de soutien aux sans-papiers appellent à une journée d’action à Évry le 15 avril avec le programme suivant:

- rendez-vous à 10 heures, place des Droits de l’Homme, devant la mairie d’Évry, et manifestation jusqu’au siège du Medef 91, rue Montespan à Évry

- de 11h30 à 13h30, rassemblement-meeting devant la préfecture, pendant qu’une délégation sera reçue par le préfet (en même temps, pique-nique et barbecue géant)

L’Essonne est le département d’Ile-de-France le plus toucché par les uppressions d’emploi et la montée du chômage (+ 24 % de chômeurs chez les moins de 25 ans avec un taux global dépassant aujourd’hui les 10 %). De nombreuses luttes se développent dans le département. Elles doivent s’élargir et converger. La journée du 15 avril a lieu dans cet esprit.

Conseil général: la CGT s’invite en séance publique

Le 31 mars 2010, Chantal Brault, secrétaire du syndicat CGT du Conseil général, envoie au président Michel Berson une lettre qui commence par “la colère monte chez le personnel départemental”.

Depuis juin 2009, la DRH a réuni quetre fois les représentants syndicaux CGT, CFDT, CGC, FO et UNSA. Si la CGT observe deux “avancées” (complémentaire santé, chéques emploi-services pour personnels handicapés), elle déplore le manque de places en crèche, la valeur insuffisante des tickets-restaurant et la non-création de deux postes d’AS du personnel.
Autre os dans la gorge, l’attribution de 25 000 euros par an à l’ASCDE (Association Sportive et Culturelle du Département de l’Essonne), organisme privé et non Comité des Oeuvres Sociales (COS) gratuit.

Liés à d’autres revendications, ces points de friction amènent Chantal Brault à dénoncer “le manque de respect dont font preuve administration et élus vis-à-vis du personnel”. Concrétisation du malaise lundi 12 avril, vers 12h30, où une vingtaine de représentants du personnel, dont des militants CGT, ont interrompu la séance publique pour distribuer une lettre ouverte à Michel Berson et à ses collègues. Ils demandent “un changement radical dans la manière de conduire le mode de gouvernance dans notre collectivité pour une vraie concertation animée par un véritable respect du personnel”. Il est aussi question de “gâchis monstrueux”, parmi lesquels une amende de 500 000 euros pour le non-recrutement de travailleurs handicapés.

Les syndiqués CGT en réunion à la Maison des Syndicats, avant d'aller au Conseil général (Photo Lionel Antoni)

Les syndiqués CGT en réunion à la Maison des Syndicats, avant d'aller au Conseil général (Photo Lionel Antoni)

Cars STA: accord signé après 22 jours de grève

Les NAO aux cars STA (groupe Keolis), à Ormoy-Mennecy, avaient commencé le 3 février 2010 et avaient achoppé sur l’intransigeance de la direction, ce qui avait amené une grève à dater du 16 mars. Après trois semaines de conflit mené par les salariés et la CGT, soutenus par la visite de soutien du président du Conseil général de l’Essonne, Michel Berson, le 1er avril, un accord a été signé le 6 avril.

Celui-ci enregistre une augmentation du salaire de base de 2 % pour 2010, le rétablissement de la prime de non-accident supprimée en 2009, une prime  de vacances de 260 euros brut pour les conducteurs, ouvriers et employés. Sur les 22 jours de grève, 11 seront déduits, huit seront retirés à raison d’un par mois de mai à décembre 2010. les trois derniers seront des repos compensateurs, des repos travaillés récupérables ou des congés payés.

Aucune sanction ne sera prise à l’encontre d’un salarié pour fait de grève. Le principe d’égalité hommes-femmes est réaffirmé et doit se traduire dans les conditions d’accès à l’emploi et à la promotion que dans les conditions de travail, ainsi qu’une stricte égalité des rémunérations.

Cars d’Orsay: les NAO au point mort

Alors que la situation s’est débloquée aux cars STA d’Ormoy, les négociations annuelles obligatoires bloquent toujours sur l’intransigeance et la faiblesse des propositions de la direction aux cars d’Orsay. Le directeur, Nicolas Silberzahn, campe depuis le 2 avril 2010 sur une augmentation de 2 % pour les personnels de conduite, de maintenance et ADL. Les autres propositions portant sur les primes (+ 0,5 % par tranche pour la grille d’ancienneté) sont du même tonneau et sont rejetées par la CGT.

Celle-ci demande une augmentation de 100 euros mensuels sur les salaires de base pour les conducteurs, personnels de maintenance et animateurs de ligne, la création de primes liées aux conditions de travail (non-accident, panier, habillage, astreinte, qualité, etc).

Selon Thierry Borhis, délégué syndical CGT, les mesures collectives concernent toutes les primes en vigueur dans l’entreprise, la mise en place de tickets-restaurant, la subrogation et la suppression des trois jours de carence maladie dès l’embauche en CDI, un jour de congé supplémentaire à compter de 15 ans d’ancienneté et un plan d’action pour l’embauche de femmes dans l’entreprise.