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Union Départementale CGT de l'Essonne

Le SDEN 91 contre les conditions de la rentrée 2010

Mercredi 31 mars s’est tenu en Préfecture, à Évry, le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale, avec le Préfet et l’Inspecteur d’Académie. Outre un rassemblement devant la Préfecture, le SDEN 91 a, par la voix de sa secrétaire générale Véronique Josien, fait une déclaration dont voici quelques extraits.

“Les 80.000 suppressions de postes cumulées ces dernières années se constatent très concrètement mais, en parallèle, les élèves sont toujours là, et parfois plus nombreux. J’en veux pour preuve sur notre département l’augmentation des élèves dans le premier degré pour la 4ème année consécutive. Pour autant cela n’a pas donné lieu à des créations de postes conséquentes, par exemple, le seuil d’ouverture en maternelle reste à 31 pour 2010, contrairement aux engagements pris.
(…)Nous pouvons craindre une détérioration d’autant plus brutale dès la rentrée prochaine avec l’affectation sur des postes à temps complet des stagiaires. En effet, le Rectorat aura toujours besoin de remplacer les stagiaires pendant leur (courte) formation ! Autrement dit, de nombreux Non-titulaires, serviront de remplaçants à courte durée alors qu’ils avaient auparavant des postes à l’année ! C’est un gâchis humain et une catastrophe pour les enseignements aux élèves.
(…) Nous réaffirmons que la souffrance au travail de tous les personnels explose car ils subissent en premier la baisse des moyens et les réformes qu’ils n’ont pas validées dans leur grande majorité. Ce n’est pas l’annonce d’une première visite médicale à 50 ans qui répondra à cette souffrance au travail largement exprimée ces derniers mois par les enseignants. Il est urgent de stopper le cycle de ces dégradations, il est donc urgent de redonner les moyens à l’école pour fonctionner correctement et pour valoriser ses personnels.
La CGT exprime donc son désaccord sur les conditions actuelles de la préparation de la rentrée 2010″.

Hôpital Sud-Francilien: opération escargot réussie

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Les personnels massivement mobilisés , en grève ou assignés dans les services, ont montré toute leur détermination !

Lundi 29 mars 2010, un cortège de plus de 400 personnes s’est rassemblé devant l’hôpital d’Évry en direction de l’hôpital de Corbeil.
Le cortège s’est arrêté à hauteur du chantier du futur site unique sur la Francilienne pendant environ une heure. C’est là que les deux établissements doivent fusionner  début 2011.
Plus d’une centaine de voitures ont bloqué la 104, l’autoroute Francilienne, créant un énorme bouchon, par une « opération escargot » réussie.

Un second arrêt du cortège a eu lieu devant Eiffage (l’entreprise qui construit l’hôpital, NDLR) avec prise de parole et un brûlage de palettes.
Un barbecue sur le parvis de Corbeil a clôturé la matinée.

Un tract a été distribué aux usagers ainsi qu’une pétition les informant des revendications des personnels. Celles-ci portent sur les dangers de privatisation de certains services techniques et logistiques (hôtellerie, reprographie, etc) qui pourraient justement être « externalisés » vers des sous-traitants travaillant pour Eiffage.

« La lutte est lancée, nous devons l’amplifier ! », estime l’intersyndicale, dont fait partie la CGT. Les négociations avec la direction débutent mercredi 31 mars. Ce même jour avait lieu une assemblée générale à Corbeil, à 14h30 dans le hall . Une autre AG est programmée à Évry le jeudi 1 avril à 14h30 dans le hall (Organisation d’un barbecue à 12h).

Mairie de Longjumeau : alertez les bébés !

Il faut reconnaître une qualité à NKM, alias Nathalie Kosciusko-Morizet, députée-maire de Longjumeau et récipiendaire d’une superbe claque aux dernières régionales: la persévérance. Elle continue de s’attaquer au service public dans sa ville. Cette fois, ce sont les bébés qui font office de cibles. Le syndicat CGT des Territoriaux l’a mal pris et a lancé un mouvement de grève le 11 mars. Celui-ci sera reconduit le 8 avril. Voici le tract du syndicat CHT expliquant sa position.

Halte à la Casse !

Les agents du service petite enfance de la crèche collective Yvonne Estival et de la crèche familiale se sont mis en grève le 11 mars pour protester contre le décret sur l’accueil collectif.

Quelques précisions :
• Un établissement de 60 places pourra accueillir jusqu’à 72 enfants
• Diminution de 50 à 40 % la proportion des professionnels les plus qualifiés auprès des enfants
• Officialisation des nouveaux « jardins d’éveil » pour des enfants de 2 à 3 ans avec un adulte auprès de 12 enfants voire plus, alors que ce taux est d’un adulte pour 8 enfants du même âge en crèche.

Ces mesures rejoignent d’autres régressions en cours pour la qualité d’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnels :
• Réduction de 60 à 30 heures du temps de formation initiale des assistantes maternelles agréées qui accueillent des enfants à leur domicile
• Suppression des milliers de postes d’enseignants et fermetures de classes de tous petits en école maternelle
• Transposition de la directive « services » ex-Bolkenstein » qui inclut le secteur de l’accueil des jeunes enfants dans le champ concurrentiel et ouvre la porte à la suppression à terme des subventions publiques aux établissements

À Longjumeau, 50 % du personnel de la crèche est en grève, ce qui déplaît à Nathalie Kosciusko-Morizet. En effet, fidèle à la politique de son mentor Nicolas Sarkozy, qui démantèle le Service Public, elle étend le service minimum aux structures de la petite enfance, en faisant remplacer les agents grévistes par des animateurs des centres de loisirs.

Prestataires d’Alcatel-Lucent: la CGT dialogue, la direction s’énerve

Une réunion a eu lieu jeudi 25 mars, à 13 heures, Salle des Élus, bâtiment P, dans les locaux d’Alcatel-Lucent à Villarceaux. Elle était programmée par la CGT du site et ses élus dans les SSII, autrement dit les entreprises  sous-traitantes du groupe travaillant sur le site.

Le tract destiné aux “salariés prestataires de service” est clair. “Vous êtes salarié prestataire sur le site de Villarceaux dans une société du groupe Alcatel-Lucent, mais soumis à une hiérarchie Alcatel-Lucent. Vos employeurs et les hiérarchies Alcatel-Lucent tentent de vous faire croire que vous êtes corvéable à merci. C’est faux. Vous avez les mêmes droits que tous les salariés. Le code du travail et la convention collective Syntec vous garantissent ces droits. Mais ne comptez pas sur la direction sur la direction d’Alcatel-Lucent pour vous en informer ni sur celle de votre employeur !

La CGT a vocation de rassembler et défendre tous les salariés, prestataires inclus. Heures supplémentaires à gogo, frais kilométriques, prise des congés, droit d’embauche par Alcatel-Lucent après 18 mois sur le site, non-renouvellement de contrat, accès aux oeuvres sociales locales, droit de vote aux élections professionnelles de l’entreprise donneuse d’ordres… Ces sujets vous préoccupent ? Nous aussi”. Et d’appeler à la réunion du 25 mars.

L’initiative a fait réagir la direction avec une promptitude remarquable puisque, en date du 24 mars, le directeur des Ressources Humaines du groupe Alcatel-Lucent, Didier Baichere, envoie un courrier à Claude Josserand, élu CGT du site de Villarceaux. Le DRH n’est pas content que la CGT ait envoyé des courriels “auprès de prestataires”. Et l’indigné M. Baichere appelle à la rescousse le droit du travail et la diffusion des tracts syndicaux, “l’esprit de loyauté” (sic) dans le dialogue social et l’inquiétude des sociétés prestataires devant les “dysfonctionnements que cette réunion pourrait apporter à l’accomplissement du travail de leurs collaborateurs”. On les comprend.

Après avoir tordu un peu le bras au code du travail, le DRH irrité affirme que “les personnes que vous entendez réunir ne saurait (re-sic) être considérées comme des adhérents à la section syndicale Alcatel-Lucent France, ces personnes n’étant pas salariées de notre entreprise”. Le fin juriste qu’est M. Baichere vient d’inventer que les réunions d’information syndicale étaient réservées aux seuls syndiqués de la boîte.

Le juriste d’occasion laisse rapidement la place au vigile en concluant: “Nous comptons sur votre vigilance pour éviter que ce type d’expérience se renouvelle à l’avenir. À défaut, nous serions contraints d’envisager les suites judiciaires qui s’imposent”. Chiche !

Isochem: vente officielle par Ministère et SNPE

Un Conseil d’Administration d’Isochem aura lieu le 31 mars 2010 à 11 heures. Après une rencontre le 25 mars entre administrateurs CGT et Ministère de l’Industrie, il paraît que ce dernier persiste et signe. En fait foi l’arrêté du 26 mars dont voici le texte complet: “Par arrêté de la ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Emploi et du Ministre de la Défense en date du 26 mars 2010, est approuvée la cession par la société SNPE de la totalité de sa participation de 99,33 % au capital de la société Isochem, pour un montant de 7 946 540 euros”.

Parmi les aberrations de ce dossier, la représentante de Christine Lagarde a reconnu, lors de la rencontre du 25 mars, que la seule filiale Framochem valait au moins le double de la somme totale d’achat d’Isochem par le fonds d’investissement allemand Aurelius.

Auchan Direct: première grève le 23 mars

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Mardi 23 mars, journée de manifs en France, mais aussi une première dans l’histoire d’Auchan Direct. Sur 150 salariés, l’équipe des chauffeurs-livreurs, environ 40, se mettent en grève. Mobilisation avec barbecue devant la boîte, jets d’oeufs et de farine sur les camions qui sortent. L’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, a appelé à agir pour les salaires, l’emploi, les services publics, les retraites. Les Auchan ont bien compris le message.

Leur tract refuse les doubles tournées interminables et exténuantes, le poids des cartons estimés à la louche, les primes sabrées au nom du temps de pause, la surcharge chronique des camions. “Nous faisons partie du groupe Auchan”, disent-ils, “nous exigeons l’ouverture de négociations pour bénéficier des mêmes avantages”.

Ils ont à leur actif une récente victoire. Aux dernières NAO, la direction propose 13 euros d’augmentation, 1 % du salaire moyen, moins que l’inflation. La CGT refuse et obtient début janvier 2010 des résultats intéressants: intégration d’une partie des primes dans le salaire fixe; nouvelle prime de 120 euros par mois pour les assistants logistiques; 25 % d’augmentation de la prime pour les chauffeurs après le 15e client, etc.

“Ces premières avancées sont encourageantes”, estimait la CGT, “mais la direction a les moyens d’aller beaucoup plus loin dans l’évolution de nos salaires et de nos conditions de travail”. C’est ce que les salariés grévistes ont entrepris de démontrer.

Transports STA: les discussions reprennent

Le TGI a débouté la direction (Photo Laurent Tangre)

Le TGI a débouté la direction (Photo Laurent Tangre)

Le conflit entre la direction et le personnel du transporteur STA de Corbeil-Essonnes a pris une nouvelle tournure après la décision du Tribunal de Grande Instance de débouter la direction qui avait assigné l’intersyndicale CGT-CFTC-FO à la suite du blocage des négociations sur les salaires.

Dans un tract publié le 23 mars, les syndicats dénoncent un nouveau planning et des diminutions de primes et d’heures supplémentaires. Entre toutes ces mesures négatives, la direction de STA économiserait 77 800 euros supplémentaires. L’intersyndicale note que “la mise en place du nouveau planning, qui nous oblige à travailler le soir eu dela de 21 heures, les week-ends et les jours fériés, est entièrement compensée par le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France, NDLR) et la ville de Corbeil-Essonnes, qui versent à STA 550 000 euros. Que demandent les organisations syndicales pour 2010 ? 2 % en rattrapage de 2009 et 2 % pour 2010, soit 66300 euros. La direction répond 1,2 % d’augmentation, soit 19890 euros”.

Devant la distance entre les positions et l’intransigeance de la direction, la situation avait provoqué la rupture des négociations. Celles-ci viennent de reprendre. Il est probable que la décision du TGI y est pour beaucoup, comme la persévérance et la détermination de l’intersyndicale.

Helio Corbeil: le bras de fer continue

Le 19 mars 2010 s’est tenue une réunion après celle qui avait connu le kidnapping “amical” des représentants des clients d’Helio Corbeil, à la suite de la menace de la Socpresse (client groupe Dassault) et de Circle Printers (actionnaire décideur) de restreindre, voire de supprimer, les commandes à l’imprimerie essonnienne.

À ces deux interlocuteurs s’étaient joints le maire de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter (également Socpresse et salarié de Serge Dassault) et François Hallais, du cabinet IEN. Côté syndical siègeaient la FILPAC/CGT et FO/Cadres.

D’après le compte-rendu de la CGT, “les objectifs de cette deuxième réunion étaient de valider que la Socpresse acceptait de laisser son titre, TV Mag, sur le site d’Helio Corbeil et d’évoquer une nouvelle organisation permettant à l’entreprise d’être économiquement viable”.

La discussion a montré que les industriels n’ont pas renoncé à obtenir une baisse des prix significative en échange de leur maintien sur le site et que la réduction des effectifs, de 22 jusqu’à 55 postes, était à leurs yeux une conséquence inéluctable. Le compte-rendu CGT note simplement “qu’avec une structure d’effectif à 115 personnes, l’usine d’Helio Corbeil serait viable économiquement”. Un entretien avec l’actionnaire Circle Printers pourrait avoir lieu le 30 mars.

D’autre part, une table ronde se tiendra le 6 avril 2010 au Ministère de l’Industrie. “Nous savons”, écrit la CGT d’Helio, “que le ministère veut un grand groupe d’impression  en France, capable de rivaliser avec les grands groupes européens. Nous avons la farouche volonté de vendre notre projet industriel. La mobilisation des salariés du 17 février a démontré son efficacité. Notre détermination à préserver nos clients a également joué en notre faveur. Mais la bataille n’est pas encore gagnée puisqu’il reste l’actionnaire à convaincre”.

La réunion très animée du 17 février semble avoir payé (Ptoto Laurent Tangre)

La réunion très animée du 17 février semble avoir payé (Ptoto Laurent Tangre)

Manif du 23 mars: l’Essonne mobilisée

(Photo Laurent Tangre)

(Photo Laurent Tangre)

La presse nationale a considéré comme un succès syndical la manifestation du 23 mars à Paris pour défendre l’emploi, les salaires et les retraites. Ce jour-là en Essonne, plus de 230 arrêts de travail ont été dénombrés dans les secteurs public et privé.

Pour la manifestation à partir de 14 heures de République à Nation, 34 bus ont été affrétés, plus cinq départs collectifs en RER. Sue le terrain, les participants essonniens étaient plus de 3000 pour la seule CGT.

Les dossiers chauds du 23 mars ne vont pas s’arrêter à la manif. La CGT 91 va organiser plusieurs dizaines de réunions-débats dans le département, dans les entreprises et les localités. Il est également possible que dans les prochaines semaines, une journée départementale syndicale unitaire se tienne dans le 91.

(Photo Laurent Tangre)

(Photo Laurent Tangre)

Agression au pôle emploi de Ste Geneviève des Bois

Vendredi 19 mars 2010, au Pôle emploi de Ste Geneviève des Bois (91), un conseiller à l’emploi a été victime d’une très violente agression physique.

Transporté aux urgences de l’hôpital d’Évry par les pompiers, il est actuellement en incapacité temporaire de travail.

Ses collègues traumatisés (pour la plupart, ce lundi, en arrêt de travail) ont procédé à la fermeture de l’Agence dans l’urgence et en absence de responsables hiérarchiques.

Comment en est-on arrivé là ?

Le Pôle emploi de Ste Geneviève des Bois fonctionne sur 2 sites : l’un est destiné à l’accueil du public, l’autre assure le traitement des demandes d’allocations. La CGT dénonce depuis toujours cette mise en place de la fusion ANPE/ASSEDIC à marche forcée dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques).

Depuis la fusion ANPE/ASSEDIC et l’accueil dans un lieu unique, exigü et inapproprié, on assiste à un flux de demandeurs d’emploi sans précédent et à une recrudescence de l’agressivité révélatrice de la tension générée par la casse du service public.

Nathalie TOMAZ

Membre de la Commission Exécutive

De l’Union Départementale CGT 91