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Union Départementale CGT de l'Essonne

Manif retraites du 24 juin: mobilisation en hausse

Le 24 juin, en France, le nombre de manifestants et d’arrêts est en nette hausse par rapport à la dernière journée d’action, le 27 mai. L’Essonne ne fait pas exception, avec plus de 100 000 salariés qui ont cessé le travail.

Tous les secteurs économiques ont été concernés, tant dans le secteur privé que dans le public. “Cette mobilisation de grande ampleur”, ajoute l’UD CGT 91, “montre l’engagement grandissant des salariés actifs, retraités et privés d’emploi, jeunes et moins jeunes, pour une réforme des retraites juste socialement et efficace économiquement”.

Ces éléments ont amené la présence de 6500 manifestants essonniens dans le cortège de la CGT Essonne à la manifestation parisienne.


Communiqué de presse 17 juin 2010

L’avenir des retraites pour tous dépend de l’engagement de chacun

Le gouvernement vient d’annoncer sans surprise son intention d’engager un recul sans précédent sur cet enjeu de société que représente l’avenir du système de retraite solidaire en France.

Essentiellement marqué du sceau du Medef, ce projet porte en lui notamment :

- le report de l’âge légal de départ en retraite à 62 ans,

- l’allongement de durée de cotisations à 41,5 ans,

- le droit à une retraite pleine et entière à 67 ans,

- la remise en cause de la reconnaissance des pénibilités,

- l’allègement au plus bas des droits des salariés du public et du privé.

A travers ces mesures, c’est bien à l’ensemble des salariés, quels que soient leurs statuts, que gouvernement et patronat s’attaquent ouvertement.

Ainsi, les mesures visant la contribution des hauts revenus, des revenus du capital et revenus financiers des entreprises, sont cinq fois moins importantes que pour les salariés.

C’est inacceptable !

La CGT milite pour un autre partage des richesses et le placement de l’emploi et des salaires comme pivot du système de retraite.

C’est dans ce contexte qu’en Essonne comme dans le reste du pays, les salariés sont de plus en plus nombreux à exiger des mesures plus justes socialement et plus efficaces économiquement.

Ainsi, en Essonne, ce sont près de 10 000 signatures de pétitions recueillies en quinze jours par les militantes et militants CGT du département.

L’Union Départementale CGT de l’Essonne appelle l’ensemble des salariés, retraités et privés d’emploi à mener campagne pour construire unitairement une participation exceptionnelle à la manifestation du 24 juin 2010 à Paris.

D’ores et déjà, l’Union Départementale CGT de l’Essonne recense une vingtaine de cars déjà affrétés, auxquels il faut ajouter les nombreux départs collectifs en train organisés.

Parce que l’avenir des retraites dépend de l’engagement de chacun d’entre nous, l’union départementale CGT de l’Essonne invite les salariés à prendre contact avec la CGT pour organiser dans leur entreprise les conditions de cette mobilisation.

Ensemble, portons d’autres choix pour une autre réforme !


14 et 15 juin: congrès du SDEN CGT 91 à Évry

Lundi 14 et mardi 15 juin, le SDEN CGT 91 tient congrès à la Maison des Syndicats à Évry. Après le débat général et le bilan (financier et orga) de la matinée, l’après-midi du lundi sera consacré à un travail réparti sur trois ateliers.

Les thèmes en sont:

- “Le big bang des statuts”: quel avenir pour la fonction publique de l’Éducation nationale ?

- “S’organiser pour mieux lutter“: vie syndicale, place du syndiqué militant, déploiement, rôle du syndicat départemental

- “J’ai mal à mon travail”: conditions de travail, souffrance au travail

Le bilan des ateliers sera tiré au matin du mardi 15, suivi d’un débat sur les retraites. L’après-midi, table ronde sur les services publics et leur défense, vote sur les statuts et élection de la nouvelle Commission Exécutive.

Plus de 200 000 signatures pour les retraites chez Éric Woerth

Mercredi 9 juin, une délégation de la CGT menée par Bernard Thibault a déposé au Ministère du Travail, chez Éric Woerth, 214 188 signatures soutenant la pétition sur les retraites et les propositions de la CGT. Parmi la délégation, représentant l’UD CGT 91, on voit sur l’image Hervé Leblanc, secrétaire général adjoint de l’UD. Il s’agit d’une première initiative en ce sens, puisque la signature de la pétition continue.

(Photo Lionel Antoni)

(Photo Lionel Antoni)

Vendredi 11 juin: meeting à l’Hôpital Sud-Francilien

L’Union Départementale CGT de l’Essonne organise un meeting syndical sur les retraites au chantier de l’Hôpital Sud Francilien à Évry le vendredi 11 juin à 8 heures.

Eric Aubin, négociateur pour la CGT sur les retraites avec le gouvernement et Marc Roumejon, secrétaire général de l’UD CGT 91, y prendront la parole.

Plusieurs centaines de salariés sont invités et pourront s’informer des propositions de la CGT sur le financement de nos retraites et de la pénibilité au travail.

Une délégation de syndicalistes CGT de l’Hôpital Sud-Francilien sera aussi présente pour rencontrer les bâtisseurs de leur futur Hôpital et travailler ensemble la mobilisation nationale intersyndicale du 24 juin prochain.

Rendez-vous à 7h45 devant l’immeuble Genavenir n° 5, 1 rue Pierre Fontaine à Évry.

Draveil: un nouveau tract CGT contre l’injustice du maire

Le maire de Draveil Georges Tron, par ailleurs Secrétaire d’État à la Fonction publique, a pris récemment contre une employée municipale une décision terrible et injuste. La radiation de la Fonction publique territoriale contre Viviane Le Reste lui fait perdre son emploi et ses droits à la retraite. Ceci pendant qu’elle était en arrêt maladie, ce qui est illégal et bien sûr inhumain. Cette mesure a provoqué une forte émotion chez les syndiqués CGT de la mairie de Draveil. Le dimanche 30 mai, environ 1000 tracts ont été distribués à la population draveilloise par les militants cégétistes. Les réactions principales des Draveillois ont été la surprise (le maire ne s’est pas vanté de son action) et l’indignation. Voici le contenu du tract CGT.

Les lois de la République ne s’appliquent pas
à la Mairie de M. Georges Tron,
Secrétaire d’État à la Fonction Publique !!!

M. Georges Tron, Maire de Draveil, s’est permis après avoir pris le 25 mars 2010 un arrêté municipal n°10-148, de radier pendant son arrêt maladie Mme Viviane LE RESTE, salariée titulaire avec 14 ans d’ancienneté !!!
Sans que le cas de cette salariée soit présenté avant toute décision en réunion de CTP, ou siègent les élus du personnel et les représentants de la ville.

Les conséquences sont inhumaines pour cette salariée qui se retrouve démunie de toute ressource financière et ne pourra plus prétendre au titre des collectivités territoriales à ses droits à la retraite qui se trouvent annulés.

Nous, élus CGT, majoritairement représentatifs dans les différentes instances de décision à la Mairie de Draveil, nous ne pouvons tolérer cette radiation arbitraire au mépris du respect des règles de fonctionnements, prise par le Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique.

Nous demandons la réintégration immédiate de cette salariée qui est prise comme le bouc émissaire afin de créer un climat de peur pour les salariés de la Mairie de Draveil qui ont ou auraient la malchance de tomber malades.

Les élus CGT
de la Mairie de Draveil

Pour nous joindre : 0698563403

Retraites: nouvelle mobilisation le 24 juin

Une intersyndicale de six syndicats, dont la CGT, a publié le communiqué que nous reproduisons ci-dessous.

« Les organisations syndicales CFDT, CFTC , CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le lundi 31 mai 2010 pour faire l’analyse de la journée de mobilisation du 27 mai pour l’emploi, les salaires et les retraites et pour envisager les suites.
Elles portent une appréciation positive sur la dynamique de mobilisation qui a rassemblé les salariés du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes alors que les annonces gouvernementales, notamment de reporter l’âge légal de départ en retraite, ont été faites 3 jours avant cette journée.
Les organisations syndicales rappellent que :
• la remise en cause de l’âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste, en particulier elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires ;
• la reconnaissance de la pénibilité est incontournable et ne peut se concevoir à partir d’un examen médical ;
• la question des nouvelles ressources reste pleine et entière ;
• La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors, nécessitant une autre politique de l’emploi.
Les orientations du gouvernement ignorent l’essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales.
Le gouvernement, avec mépris, a affirmé vouloir maintenir le cap sans prendre en compte la mobilisation des salarié(e)s. Il écarte toute idée d’un véritable débat et distille son projet au fil de l’eau. C’est inacceptable.
Le gouvernement reste campé sur l’allongement de la durée de cotisations et le report de l’âge légal de départ à la retraite. Taxation des hauts revenus et des revenus du capital, harmonisation éventuelle entre le public et le privé… autant d’incertitudes et d’inquiétudes sur ses véritables intentions !
Rien n’est joué ! Le projet de loi devrait être présenté autour du 18 juin. L’intersyndicale se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu’à l’automne. Elle précisera ses analyses, continuera à faire connaître ses propositions et affinera ses mots d’ordre. Elle continuera à convaincre les salarié(e)s que leur intervention est indispensable.
Elles décident et appellent les salarié(e)s du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin 2010 ».

Retraites: “Nous pouvons bousculer les plans gouvernementaux…”

Lors de la journée de mobilisation et de grève du 27 mai, la CGT de l’Essonne a nettement dépassé ses résultats de la précédente initiative du 23 mars.

(Photos Laurent Tangre)

(Photos Laurent Tangre)

Environ 71 000 grévistes, soit 16 000 de plus que le 23 mars, ont été dénombrés dans le département. Idem pour le nombre d’entreprises. À noter une forte mobilisation chez les Territoriaux, dans les hôpitaux et dans l’Éducation nationale. Augmentation aussi des participants à la manifestation parisienne, avec plus de 4 000 Essonniens.

La mobilisation contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth continue. Marc Roumejon et Hervé Leblanc, dirigeants de l’UD CGT 91, ont fait une déclaration dans laquelle ils réaffirment les positions du syndicat et les initiatives prévues dans le 91.

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“La CGT est opposée aux solutions que le gouvernement s’apprête à adopter, à savoir repousser l’âge légal de départ en retraite et allonger la durée de cotisations. Ces “fausses solutions ne régleraiant en rien les problèmes posés. La CGT considère que la solution au problème de financement posé passe d’abord par le développement de l’emploi, une politique industrielle et une politique salariale dynamique. Cela répindrait d’ores et déjà à la moitié du besoin de financement. L’autre moitié doit provenir de ressources nouvelles par l’élargissement des cotisations à toutes les rémunérations et par la mise à contribution des revenus financiers des entreprises.

Le gouvernement entend utiliser une méthode de pseudo-concertaion et un calendrier hyper-court pour tenter d’anesthésier les salariés. Ce n’est pas un signe de force car il sent qu’il n’est pas à l’abri d’une forte mobilisation qui l’obligerait à revoir sa copie”.

L’UD CGT 91 a décidé de tenir 100 débats publics dans les entreprises et les localités pour élargir la mobilisation. Les 17 premiers débats tenus ont déjà rassemblé plus de 1000 participants et 23 autres débats sont en préparation.

La carte-patition nationale de la CGT connaît un succès incontestable lors des premières initiatives de signatures (420 au Centre Commercial Évry 2, 100 dans cinq bureaux de poste, 50 à l’École Polytechnique, 240 au CEPr de Saclay, etc).

“Nous considérons”, estiment Marc Roumejon et Hervé Leblanc, que les syndicats peuvent bousculer les plans gouvernementaux s’ils poursuivent et renforcent la déparche unitaire engagée”.

Les prochains débats sur les retraites en Essonne

De début janvier au 21 mai 2010, 16 débats sur les retraites, organisés par la CGT de l’Essonne, se sont tenus et ont réuni plusieurs centaines de personnes. L’UD CGT 91 s’est donné comme objectif de tenir une centaine de débats d’ici à septembre. Voici quelques réunions déjà programmées. D’autres sont en préparation.

UL Evry et Corbeil Jeudi 3 juin - 20h30

Jeudi 3 juin 14h00 Salle Bexley Evry

Salle Bourse du travail de l’UL de Corbeil
Lyonnaise des Eaux Jeudi 3 juin AM
Conseil Général Vendredi 4 juin - 12/14h00 Salle des congrès UD Evry
Lemaître Vigneux Mardi 8 juin - 23h Lemaître

UL Brétigny sur Orge
Mercredi 9 juin
Salle Kergomard près Eglise
STRAV Brunoy Mercredi 9 juin 20h Dépôt STRAV
Tx. Draveil Jeudi 10 juin AM Salle Chapuy
UL Viry-Châtillon Jeudi 10 juin - 14h00
Chantier hôpital Sud Francilien Vendredi 11 juin 7h30/8h30 Chantier
SDEN 14 et 15 juin - Congrès
Territoire Val d’Orge + Pénitencier avec UL Brétigny et Ste Geneviève des Bois Jeudi 17 juin sur la journée en deux séances Salle de Fleury-Mérogis

Georges Tron à Draveil: le Secrétaire d’État à la chasse aux territoriaux malades ?

C’est un cas d’école juridique. Que faire lorsqu’un Secrétaire d’État à la Fonction publique radie de la même Fonction (territoriale) un agent en toute illégalité ? C’est aussi un cas humain et syndical. Que faire quand le droit du travail et la personne humaine malade sont bafoués par celui qui devrait en être l’un des gardiens ?

Nous sommes le 25 mars 2010 et Georges Tron, maire UMP de Draveil et récent secrétaire d’État à la Fonction publique, prend un arrêté n° 10-148 qui radie Mme Viviane Le Reste de la Fonction publique territoriale. Les conséquences sont simples : la sanctionnée n’a plus un sou pour vivre et sa retraite est annulée. Qu’a donc fait cet agent social de 2e classe, soumise à des travaux pénibles depuis des années, pour perdre son emploi et ses minces revenus ?
Elle a eu le tort de tomber malade et de consulter. D’abord la Médecine du Travail qui étudie encore son cas et s’interroge sur l’adéquation entre ses conditions de travail et un organisme humain fatigué. Ensuite son médecin traitant qui, constatant son état préoccupant, lui prescrit un arrêt de travail jusqu’au 31 mars 2010, reconduit jusqu’à maintenant.
L’employeur-maire Georges Tron n’en a cure. Six jours avant la fin du premier arrêt maladie, il met fin d’un trait de plume à la modeste et longue carrière de Mme Le Reste. Le Secrétaire d’État devrait savoir que cette mesure est totalement illégale. Mais au-delà des textes, qui peut condamner à mort la vie sociale d’une salariée au seul prétexte qu’elle est malade ?
La CSD (Cordination Syndicale Départementale) CGT des Agents territoriaux et l’Union Départementale CGT de l’Essonne ont bondi en apprenant la nouvelle. Le 1er avril 2010, Farida Amrani, animatrice de la CSD, écrit au député-maire de Draveil: « Cette décision inique peut s’apparenter à une volonté d’éliminer des salariés qui, à vos yeux, parce que fragilisés par la maladie, ne sont plus rentables. Nous ne pouvons tolérer cette radiation arbitraire et non conforme à nos statuts. Nous réclamons la réintégration immédiate de Mme Le Reste à son poste en tenant compte de l’avis de la médecine préventive qui préconise un aménagement de son poste, ainsi qu’une rencontre sous huit jours à réception de ce courrier. À défaut, nous saisirons la juridiction compétente ».
On ne sait si M. Tron a consulté ses avocats. Si tel est le cas, la mairie de Draveil va payer quelques honoraires, pour le temps passé à expliquer au citoyen Secrétaire d’État que la loi a changé depuis 1789. En tout cas, le maître de haute et basse justice dans la seigneurie de Draveil a accepté de faire recevoir Farida Amrani par un responsable des services municipaux locaux le vendredi 7 mai, au matin.
Entrevue qui n’a pas effacé la bourde juridique du ministricule ignorant de la loi, mais permis une légère avancée : rencontre avec la DRH prévue le 17 mai.
Une visite de cordialité auprès de quelques collègues territoriaux de Draveil, syndiqués ou non, a mis en lumière deux aspects intéressants : l’affaire était totalement inconnue du personnel, et la réaction devant le sort fait à Viviane Le Reste a été unanime : l’indignation. Ce qui montre au moins deux autres choses : M. Tron s’occupe autant des CTP, Conseils de discipline et autres dispositions légales pour manants, que de sa première paire de chaussettes ; M. Tron a du souci à se faire s’il a une vague idée de ce que signifie l’image médiatique d’un élu localo-national. Les syndiqués CGT et leurs collègues semblent vouloir lui rappeler qu’il a quelques obligations envers les institutions de son pays, dont sa mairie fait partie.
Sa DRH a jusqu’au 17 mai pour lui expliquer que « Ressources Humaines » n’est pas un mot chic pour désigner les serviteurs du maître de Draveil. On souhaite bon courage à cette dame. Si elle connaît son métier, elle pourra aussi souffler à Georges 1er que la CGT, dans l’Essonne en particulier, ne lâche jamais l’affaire sur le droit du travail, et que les territoriaux sont des gens particulièrement teigneux là-dessus.