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Union Départementale CGT de l'Essonne

Éducation nationale: AG départementale le 10 mars à Évry

Après le succès de l’AG départementale du 17 février, une nouvelle AG est organisée par les syndicats CGT Éduc’action, SNFOLC, SNES, SNCL, Sud Éducation, SNEP, SNALC, Snetap. Elle se tiendra mercredi 10 mars à 17h30 à la Maison des Syndicats d’Évry.

Y seront développées les revendications suivantes au Ministère de l’Éducation nationale:

- la restitution des heures et des postes supprimés

- le retour aux nomres en matière d’effectifs élèves en ateliers, CAP…

- le refus de la mise en place des Conseils pédagogiques

- le retrait de la réforme des lycées

- le retrait des décrets sur la généralisation des Bac Pro 3 ans

- le refus de l’affectation de stagiaires non formés sur des postes à 18 heures l’année prochaine

Les syndicats cités appellent à une grève nationale et à une manifestation le 12 mars 2010.

Isochem: une vente entachée par un conflit d’intérêts familial ?

Le 19 février 2010, la SNPE décide de vendre sa filiale Isochem au fonds d’investissement allemand Aurelius. La CGT, hostile à l’opération depuis le début, continue de demander l’annulation de cette vente. Un nouvel argument vient d’être pointé. Existe-t-il un conflit d’intérêts familial entre la SNPE et la Banque Rothschild, partenaire dans la privatisation, et dont l’une des dirigeantes est familialement liée au PDG de la SNPE ?

Lire l’enquête ci-dessous.

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France Telecom: même les handicapés…

On connaissait les méthodes de management de France Telecom. On sait maintenant qu’elles n’épargnent même pas les salariés handicapés. En témoigne un récent tract de la Fapt, qui raconte avec précision les techniques utilisées pour se débarrasser d’un salarié dont le handicap déplaît manifestement à sa direction de Viry-Chatillon

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Ikea: NAO dans l’impasse

Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) sont au point mort chez Ikea, en lutte depuis plusieurs semaines. Voici le dernier tract de l’intersyndicale.

FIN DES NAO = Désaccord confirmé
Poursuite du conflit

Les Organisations syndicales ont fait un pas pour cesser le conflit en proposant :
∼ une augmentation collective de 2% pour tous les salariés.
∼ Une prime Intempérie pour les ramasseurs de chariots
∼ Et en demandant un engagement sur les recrutements en emplois non précaires
La Direction Générale a refusé ces ultimes propositions :
Sa politique salariale vise à augmenter les plus méritants (au mieux 1,5% !!!!!!!!) et à éliminer dès l’année prochaine toute augmentation collective.
PAS SÛR QUE LE MEILLEUR RESTE A VENIR …
Dans ce contexte l’intersyndicale, (CFDT, FO, CGT) refuse de signer l’accord des NAO et appelle l’ensemble des salariés à rester mobilisés, et à se tenir prêt à agir prochainement.
« IKEA est une entreprise qui se porte bien, 2010 comme 2009 serait une bonne année » (Mikael OHLSSON PDG mondial IKEA)

Altis: Alexandre Djouhri dément toute participation

À la suite de l’article intitulé “Altis: Dassault veut-il recoller au projet industriel ?”, nous avons reçu un courriel de Me Pierre Cornut-Gentille, le conseil d’Alexandre Djouhri, cité dans l’article. Ce dernier souhaite apporter les éléments suivants:

“Il n’est pas concerné par les négociations intéressant Altis, que seul son fils Germain a suivies

Il n’a nullement accompagné Jean-Pierre Bechter aux fins de “contacter des financiers et des industriels russes”

Il n’a jamais été “conseiller financier” du Gouvernement français, que ce soit pour le Moyen-Orient ou pour tout autre sujet”.

NDLR: pour toutes ses publications, l’Union départementale CGT de l’Essonne est attachée à un exercice démocratique du droit de la presse, qui inclut entre autres dans sa pratique l’exercice du droit de réponse. Dont acte.

Altis: Dassault veut-il recoller au projet industriel ?

Conseil municipal un peu chamboulé lundi 22 février à Corbeil. On attendait les salariés d’Altis “venus foutre le bordel” comme les y avait invités Jean-Pierre Bechter si rien n’avançait, et ceux d’Helio Corbeil défendant leurs emplois. Rien de cela n’est arrivé et le dossier Altis a été traité en fin de réunion.

Manifestation pacifique en début de séance (Photo Lionel Antoni)

Manifestation pacifique en début de séance (Photo Lionel Antoni)

Le maire de Corbeil a joué fin. Avant le Conseil, rencontre “off” avec les syndicats d’Altis. Le matin même, à Paris, négociations avec les partenaires sociaux d’Helio, dont il fait partie comme administrateur de la Socpresse (voir article précédent sur ce site). Dans les deux cas, il est le porte-parole de son patron Serge Dassault.

La discussion avec les Altis amenait une première surprise. Jean-Pierre Bechter citait nommément Yazid Sabeg, membre du gouvernement en tant que Haut-Commissaire aux Solidarités, comme chapeautant “un groupe d’investisseurs dans lequel les pouvoirs publics ouvrent des crédits”. Jusqu’à présent, Serge Dassault ne voulait rien savoir du plan industriel incluant les pouvoirs publics, que propose l’UD CGT 91 depuis plusieurs semaines et dans lequel l’État devrait jouer un rôle important. L’ex-maire et le nouveau ont-ils compris que leur offre de 40 millions pour relancer Altis était trop étriquée et qu’il fallait une vraie relance, pour une fois sans bluff ?

Dans ce sens ou dans l’autre, Jean-Pierre Bechter évoquait un chiffre global d’investissement “de 110-120 millions d’euros au total”. Participation Dassault incluse ? Autre “info”: “Je pars demain (mardi 23 février, NDLR) pour Moscou contacter des financiers et des industriels russes…”. Le bruit court qu’il pourrait être accompagné d’Ahmed-Alexandre Djouhri, déjà cité dans l’affaire Altis comme apporteur potentiel de fonds…russes avec son fils Germain, mais surtout connu pour ses liens avec l’entreprise Veolia et son PDG Henri Proglio et le gouvernement français dont il serait un des conseillers financiers pour le Moyen-Orient. Info ou intox ? “Les Russes veulent investir”, aurait déclaré Jean-Pierre Bechter.

Autre information confirmant que le “plan Sabeg” n’a plus rien de confidentiel, la réunion du Comité d’Entreprise d’Altis le même lundi 22 février. Lors de la réunion, le directeur, M. Besson, a évoqué le nom du chef de file des investisseurs et évoqué une concrétisation “dans quelques semaines”. La réputation de prudence hiérarchique de M. Besson dans ses déclarations renforce la levée du black-out officiel sur le nom de Yazid Sabeg, et donc l’implication gouvernementale dans le dossier.

Helio Corbeil: nouveau round de négociations

La “séquestration” pacifique d’Yvan Lesniak, mercredi 17 février, pendant sept haures à l’imprimerie Helio Corbeil, dont il représente l’actionnaire Circle Printers, aura eu des suites positives: une réunion tenue à Paris lundi 22 avec tous les partenaires: Yvan Lesniak déjà cité, Jean-Pierre Bechter, de la Socpresse, maire de Corbeil, Francis Morel, du Figaro, les délégués de la Filpac-Cgt et deux syndiqués FO.

Si la menace d’un transfert de production à Charleroi et de 55 licenciements à Corbeil n’a pas disparu, d’autres pistes se sont fait jour. Dans un premier temps, rien ne part en Belgique, même si Socpresse et Figaro continuent d’exiger une diminution des coûts d’Helio. Nouvelle idée: trouver de nouveaux clients pour l’imprimerie, en l’occurrence d’autres magazines que le Figaro. Vu le nombre restreint de groupes de presse en France, les interlocuteurs se comptent sur les doigts d’une main et se connaissent tous.

Quant à l’argent nécessaire aux investissements, clients et actionnaires sont au moins d’acord sur un point: pas un sou de leur part. Ils s’accordent en revanche pour que les pouvoirs publics mettent la main à la ligne budgétaire. Cela pourrait se traduire par une table ronde incluant le Ministère de l’Emploi. Quand ? Si la fin  mars 2010 a été évoquée, elle reste incertaine. En tout cas, une nouvelle réunion entre MM. Bechter, Lesniak et la Filpac est prévue pour le 19 mars. D’ici vendredi 26 février, les discussions continuent dans l’entreprise sur le maintien de la production à Corbeil.

Isochem est vendue

Après des semaines de bataille, le PCD de la SNPE, Antoine Gendry, vient de vendre sa filiale Isochem au fonds d’investissement allemand Aurelius pour la somme de 8 millions d’euros. Cette vente est une grave menace pour l’emploi sur les quatre sites français d’Isochem et son siège social parisien. Parmi ceux-ci, les quelque 80 emplois de Vert-le-Petit, dans l’Essonne.

La CGT a mené le combat contre cette vente. Voici le texte de son dernier tract, dans lequel les explications sur les raisons du bradage sont éclairantes.

Compte rendu du Conseil d’Administration du vendredi 19 février

Les 6 administrateurs salariés ont voté contre, les 12 pantins du pouvoir ont voté pour.

SNPE efface 50 M€ de dette et le gouvernement avec Gendry vendent près de 520 salariés, 5 usines modernes et performantes, des atouts technologiques et scientifiques uniques pour 8 misérables M€. C’est une escroquerie lamentable. Ah ! Il est fort notre Président SARKOZY pour faire semblant de fustiger les patrons voyous, alors que l’Etat lui-même se comporte comme un escroc. Et que dire de ces Messieurs, Auboin, Auvigne et Moschetti, hauts fonctionnaires nantis des ministères des Finances et de la Défense, qui n’ont même pas la politesse de répondre à la question de nos administrateurs salariés, concernant la réception de leur lettre aux différents ministères, ils ont démontré par leurs regards le mépris affiché par ces apparatchiks pour les travailleurs. Que dire de ces politiques qui se gargarisent de débat sur l’identité nationale, quand en même temps ils sont en train de cautionner la déconfiture de notre industrie française et de laisser vendre notre pays à l’étranger.

Quant à ce pauvre Conseil d’administration, à nos questions sur AURELIUS, Gendry se contente de répondre : « C’est des financiers, ils savent ce qu’ils font. » Bien sûr, quand on sait qu’au bas mot, rien que FRAMOCHEM vaut 10 M€, ils savent effectivement ce qu’ils font. Au moins Gendry a le mérite d’être clair, mais la CGT le savait déjà, en ce qui concerne les garanties sociales, il n’y en a pas, et les restructurations ont commencé, les licenciements aussi.

Les salariés doivent être prêts à se mobiliser contre ce hold-up et pour défendre leur avenir, la CGT va continuer à dénoncer haut et fort ce scandale industriel. Nous nous interrogeons fortement sur les réels intérêts des dirigeants dans cette affaire, y compris que cela semble tellement énorme d’aberration entre le prix et les pertes de SNPE et donc de l’Etat et du contribuable. La presse sera bien sûr largement informée, comptez sur la CGT !
Le Syndicat CGT

St Michel sur Orge: les territoriaux défendent leurs emplois

La CSD Services Publics 91 estime que “le Président de la République peut compter sur un bon élève supplémentaire”. À voir les résultats de l’élève Zunino Bernard, par ailleurs maire UMP de St Michel sur Orge, ce n’est pas faux. 21 suppressions de postes à la mairie depuis le début de l’année, de nombreux autres en préparation, on n’est pas loin du 18/20 en RGPP appliquée décrite par le manuel du Pr Sarkozy.

Comme on ne peut pas faire plaisir à tout le monde et à son père, les territoriaux CGT ne sont pas contents et leur secrétaire général François Coronello écrit au maire le 5 février 2010: “Mais vous faites appel à des prestataires privés qu’il faut bien payer ! Une augmentation de 15 % de l’enveloppe consacrée aux associations est annoncée. Est-ce pour faire  prendre directement en charge des missions ou actions retirées aux services municipaux ? Nous sommes prêts à défendre nos emplois par tous les moyens en employant tous les arguments pour nous faire entendre afin d’assurer un service de qualité auprès des Saint-Michelois…”

Cette lettre faisait suite à une assemblée générale organisée par la CGT le 4 février au cours de laquelle 95 % des votants soutenaient les revendications du syndicat, vraie augmentation du pouvoir d’achat, nouveaux emplois, arrêt des sanctions et du recours systématique aux prestataires. L’élève Zunino se tenant coi au fond de sa classe, le 15 février, appel à la grève, bien suivi, avec manif de la Place de la Gare à la mairie.

Les territoriaux en action

Les territoriaux en action

Comme le fait remarquer Farida Amrani, cadre territorial à la CAVO (la Communauté d’Agglomération de St Michel) et animatrice avec Patrick Topsent de la CSD SP CGT 91: “Aujourd’hui, 80 % des fonctionnaires territoriaux ont des salaires nets inférieurs ou égaux à 1500 euros par mois. Une misère!”.

La CSD ajoute que “la vraie question aujourd’hui dans la fonction publique comme dans le secteur privé, c’est le respect des femmes et des hommes, le Smic porté à 1600 euros et l’intégration de toutes les primes dans le salaire…”.

Pour les syndiqués CGT de la mairie de St Michel, outre l’arrêt de la suppression des postes et la privatisation des missions publiques, les revendications portent sur le maintien des primes statutaires et la suppression des primes “à la tête du client”, l’arrêt des dégradations des conditions de travail, la reconnaissance des qualifications et du savoir-faire des agents, le refus de la mise en place “d’une gestion des ressources humaines telle qu’elle existe à France Telecom”…

SDEN 91: succès de l’AG départementale du 10 février

Suite au CTPD et à l’annonce des dotations horaires, plusieurs établissements de l’Essonne se sont mis en grève. La CGT a appelé à une assemblée générale qui s’est tenue mercredi 10 février à la Maison des Syndicats d’Évry, avec la participation de FO, SNUEP et SNES et de plus de 50 personnes.

L’AG s’est prononcée pour:

- la restitution des heures et des postes

- la transformation des heures supplémentaires en heures/postes

- le refus de la mise en place des Conseils pédagogiques

- le retrait de la réforme des lycées

- le retrait des décrets sur la réforme des Bac Pro 3 ans

- le refus de l’affectation de stagiaires non formés sur les postes à 18 h l’année

L’AG a appelé à une journée de grève et manifestation mardi 16 février avec l’Académie de Créteil et à une nouvelle AG à la Maison des Syndicats d’Évry. Elle a aussi appelé tous les collègues à se réunir en assemblée générale dans les établissements de premier et second degré pour établir les revendications.

À droite sur l'image, Véronique Josien, secrétaire générale du SDEN 91 (Photos Laurent Tangre)

À droite sur l'image, Véronique Josien, secrétaire générale du SDEN 91 (Photos Laurent Tangre)