Retraites: “Nous pouvons bousculer les plans gouvernementaux…”
Lors de la journée de mobilisation et de grève du 27 mai, la CGT de l’Essonne a nettement dépassé ses résultats de la précédente initiative du 23 mars.

(Photos Laurent Tangre)
Environ 71 000 grévistes, soit 16 000 de plus que le 23 mars, ont été dénombrés dans le département. Idem pour le nombre d’entreprises. À noter une forte mobilisation chez les Territoriaux, dans les hôpitaux et dans l’Éducation nationale. Augmentation aussi des participants à la manifestation parisienne, avec plus de 4 000 Essonniens.
La mobilisation contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth continue. Marc Roumejon et Hervé Leblanc, dirigeants de l’UD CGT 91, ont fait une déclaration dans laquelle ils réaffirment les positions du syndicat et les initiatives prévues dans le 91.

“La CGT est opposée aux solutions que le gouvernement s’apprête à adopter, à savoir repousser l’âge légal de départ en retraite et allonger la durée de cotisations. Ces “fausses solutions ne régleraiant en rien les problèmes posés. La CGT considère que la solution au problème de financement posé passe d’abord par le développement de l’emploi, une politique industrielle et une politique salariale dynamique. Cela répindrait d’ores et déjà à la moitié du besoin de financement. L’autre moitié doit provenir de ressources nouvelles par l’élargissement des cotisations à toutes les rémunérations et par la mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
Le gouvernement entend utiliser une méthode de pseudo-concertaion et un calendrier hyper-court pour tenter d’anesthésier les salariés. Ce n’est pas un signe de force car il sent qu’il n’est pas à l’abri d’une forte mobilisation qui l’obligerait à revoir sa copie”.
L’UD CGT 91 a décidé de tenir 100 débats publics dans les entreprises et les localités pour élargir la mobilisation. Les 17 premiers débats tenus ont déjà rassemblé plus de 1000 participants et 23 autres débats sont en préparation.
La carte-patition nationale de la CGT connaît un succès incontestable lors des premières initiatives de signatures (420 au Centre Commercial Évry 2, 100 dans cinq bureaux de poste, 50 à l’École Polytechnique, 240 au CEPr de Saclay, etc).
“Nous considérons”, estiment Marc Roumejon et Hervé Leblanc, que les syndicats peuvent bousculer les plans gouvernementaux s’ils poursuivent et renforcent la déparche unitaire engagée”.







