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Union Départementale CGT de l'Essonne

St Michel sur Orge: les territoriaux défendent leurs emplois

La CSD Services Publics 91 estime que “le Président de la République peut compter sur un bon élève supplémentaire”. À voir les résultats de l’élève Zunino Bernard, par ailleurs maire UMP de St Michel sur Orge, ce n’est pas faux. 21 suppressions de postes à la mairie depuis le début de l’année, de nombreux autres en préparation, on n’est pas loin du 18/20 en RGPP appliquée décrite par le manuel du Pr Sarkozy.

Comme on ne peut pas faire plaisir à tout le monde et à son père, les territoriaux CGT ne sont pas contents et leur secrétaire général François Coronello écrit au maire le 5 février 2010: “Mais vous faites appel à des prestataires privés qu’il faut bien payer ! Une augmentation de 15 % de l’enveloppe consacrée aux associations est annoncée. Est-ce pour faire  prendre directement en charge des missions ou actions retirées aux services municipaux ? Nous sommes prêts à défendre nos emplois par tous les moyens en employant tous les arguments pour nous faire entendre afin d’assurer un service de qualité auprès des Saint-Michelois…”

Cette lettre faisait suite à une assemblée générale organisée par la CGT le 4 février au cours de laquelle 95 % des votants soutenaient les revendications du syndicat, vraie augmentation du pouvoir d’achat, nouveaux emplois, arrêt des sanctions et du recours systématique aux prestataires. L’élève Zunino se tenant coi au fond de sa classe, le 15 février, appel à la grève, bien suivi, avec manif de la Place de la Gare à la mairie.

Les territoriaux en action

Les territoriaux en action

Comme le fait remarquer Farida Amrani, cadre territorial à la CAVO (la Communauté d’Agglomération de St Michel) et animatrice avec Patrick Topsent de la CSD SP CGT 91: “Aujourd’hui, 80 % des fonctionnaires territoriaux ont des salaires nets inférieurs ou égaux à 1500 euros par mois. Une misère!”.

La CSD ajoute que “la vraie question aujourd’hui dans la fonction publique comme dans le secteur privé, c’est le respect des femmes et des hommes, le Smic porté à 1600 euros et l’intégration de toutes les primes dans le salaire…”.

Pour les syndiqués CGT de la mairie de St Michel, outre l’arrêt de la suppression des postes et la privatisation des missions publiques, les revendications portent sur le maintien des primes statutaires et la suppression des primes “à la tête du client”, l’arrêt des dégradations des conditions de travail, la reconnaissance des qualifications et du savoir-faire des agents, le refus de la mise en place “d’une gestion des ressources humaines telle qu’elle existe à France Telecom”…